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 | Les musiques de films (IX) |
Leonard ROSENMAN, compositeur |
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Le voyage fantastique. Collection FX |  |
Leonard Rosenman est né en 1942 à New-York et comme Eddy Murphy, plus précisément à Brooklin. Sa passion fut d’abord la peinture et ce n’est qu’adolescent qu’il s’est lancé dans les études musicales sérieuses par l’apprentissage du piano. Son professeur d’écriture et de composition musicale fut Arnold Schoenberg, le précurseur de la musique atonale aux Etats -Unis. Pour en savoir + sur ce compositeur spécialiste de « la suspension de la tonalité » et qui jouait au tennis avec George Gershwin, cliquez ici (infos Wikipedia). Comme à chaque fois dans chaque réussite professionnelle et personnelle, une rencontre aussi heureuse que fortuite va déterminer l’avenir musical de Leonard Rosenman : l’un de ces jeunes élèves s’appelait James Dean. Comme ce dernier tournait avec Elia Kazan, il lui présenta Leonard Rosenman : le contact entre le réalisateur et le compositeur fut excellent. Leonard Rosenman fut donc embauché sans tarder pour assurer la partition d’un de ces films mythiques dont Hollywood a le secret, « À l’est d’Eden », élaboré à partir du roman de John Steinbeck, l'écrivain magnifique. Un thème de film que l'on n'oublie jamais après l'avoir entendu une seule fois parce que la mélodie est simple, originale et donc superbe, les arrangements sont légers et l'orchestration générale de la musique du film est basée sur quelques mouvements atonaux bien répartis selon l’intrigue. Peu de mélodies, c'était là son style, une démarche qui n'était pas évidente à l'époque car les compositeurs se reposaient davantage sur le principe d'un thème par personnage principal, une mélodie mémorisable qui se faisait entendre à chaque apparition du personnage ou lorsque le rappel à son bon souvenir était justifié par le scénario. Un thème par personne, en fait. Mais Leonard Rosenman préférait laisser le héros apparaître sans le soutien d'un thème récurant. Le héros était présent à l'écran ou il ne l'était pas, c'était au réalisateur de faire son boulot et pas au musicien, pensait à peu près ainsi le compositeur. La cause fut entendue : sa carrière venait de démarrer à toute vitesse « sur les chapeaux de roue ».
La musique de la version télévisée (feuilleton de 1981) est signée Lee Holdridge (voir ici) |
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Collection FX | | |
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Départ un vendredi 13... ? Collection FX | | |
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Collection FX | | |
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James Drury dans Le Virginien |  |
« La fureur de vivre » avec le même acteur en pleine gloire montante, plusieurs épisodes de la série T.V. « Le virginien » (le thème du générique très accrocheur est signé du canadien Percy Faith, encore un compositeur qui aura décidemment tout compris, voir page suivante), « Le voyage fantastique » (la musique de la nouvelle version plus ou moins identique « L’aventure intérieure » sera signée Jerry Goldsmith), « Un homme nommé cheval », « Le secret de la planète des singes » et « La bataille de la planète des singes » la saga fantastique des films des années 70, la première mouture cinématographique du célèbre roman « Le seigneurs des anneaux » un dessin animé de 1978, « Les feux de la passion » et « Falcon crest » entre autres séries T.V… Il assurera également les arrangements de la musique d’Haëndel pour « Barry Lindon ». Une bien belle carrière encore non clôturée !
Pour en savoir + sur James Dean, symbole d'une jeunesse révoltée, cliquez ici (site officiel, en anglais) / Site en français (biographie, photos... Infos cinEmotions)
James Drury interpréta pendant plusieurs années à plein temps le rôle du Virginien dans plus de 245 épisodes d’une heure dix à une heure trente (une cinquantaine seulement furent diffusés en France). Créé dans les années 60, son personnage marqua tellement l’acteur qu’il ne put jamais s’en défaire. Il commença pourtant sa carrière dans « Graine de violence » avant d’enchaîner sur « Love me tender » ; sa troisième tentative, ce fut dans « Coups de feu dans la sierra » voir ici. Malheureusement à chaque fois ce n’est pas lui qui se fit remarquer. Son second rôle dans ce dernier film est pourtant très important pour la crédibilité du scénario. De plus il faut admettre que le passage du petit au grand écran n'était pas aisé car le métier d'acteur pour la télévision était totalement déprécié par les professionnels de l'industrie cinématographique… Par bonheur, l’homme de noir vêtu et son cheval assorti firent la joie de familles entières fidèles à leurs aventures et ils ne se quittèrent plus durant huit années, une longue période qui scella également de manière définitive la carrière de son collègue Doug Mac Clure. Comme quoi un rôle peut vous coller à la peau durant toute votre vie professionnelle, n’est ce pas, James (West), David (Vincent), Numéro six et Columbo ? |
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Tom Cruise et Dustin Hoffman. |
Ce compositeur sera le représentant d’une nouvelle génération de compositeurs. Son parcours n’est pas moins atypique que celui de ses prédécesseurs (de ses pères plus exactement) mais les situations rencontrées par le personnage sont très rocambolesques. Elles sont dans l’air du temps : toujours changeantes, compliquées et difficiles à suivre. Né en Allemagne en 1957, il fera le choix d’étudier la musique de façon libre et autodidacte. Très porté sur les sons électroniques, il gagnera l’Angleterre vers 22 ans et composera des « jingles », morceaux de musique de quelques secondes seulement servant à annoncer une émission ou à illustrer une publicité, une astuce utilisée pour provoquer chez l’être humain sensible à la question des réactions de type « Pavlov » (voir article ci-dessous). Ces rencontres amicales et professionnelles l’amèneront du clip vidéo tourné avec son groupe pop célèbre The Buggles à l’illustration de dizaines de films parmi les plus importants suite à son départ pour Hollywood. Avec la musique pour le film « Rain man » et une nomination aux Oscar, sa carrière outre-Atlantique prendra un départ fulgurant. Il ne perdra jamais pour autant le sens du commerce et du travail efficace. En créant son propre studio d’enregistrement et de production afin d’aider les débutants qui se lancent dans le métier, ce sera une manière généreuse et très élégante de « renvoyer l’ascenseur » au destin qui l’a fait connaître des réalisateurs de premier plan pour lesquels il a composé la musique du film : Barry Levinson (Rain man), Ridley Scott (Black rain) et Tony Scott (Jour de tonnerre), Ron Howard (Backdraft)… |
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Russel CROWE dans GLADIATOR |
Grâce au film de Riddley Scott « Gladiator » en l’an 2000, un succès mondial, son talent et celui de l'acteur qui ne rit jamais (Russel Crowe) exploseront au grand jour. La musique très accentuée de Hans Zimmer, renforcée par de fréquents coups de timbales, provoque une lourdeur excessive qui correspond parfaitement à l'esprit du film avec l'entrée des gladiateurs dans l'arène. Les scènes violentes de combats sont également valorisées par des arrangements très répétitfs dans la forme mais qui collent bien aux images. Avec « Le roi lion » il obtiendra un Oscar et la musique des dessins animés de la société de production DreamWorks lui seront confiées, « Le roi d’Égypte » en tête. Quant à sa musique pour le film « K2 » elle est une nouvelle fois exemplaire : les accentuations des rythmes collent parfaitement aux coups de pics des alpinistes sur le toit du monde. L'alternance des scènes d'action, de détente ou plus sentimentales sont ponctuées par une musique toujours adéquat, la marque de fabrique du compositeur. Depuis, il a créé un nouveau studio avec quelques uns de ses collaborateurs ; son parcours aurait certainement pu devenir plus serein s’il n’y avait les éternelles jalousies, rivalités, conflits et oppositions propres au milieu de la composition pour le cinéma. Les places sont chères et il y a du monde qui se presse à la porte : déjà, une nouvelle génération cherche à se forger une place au soleil ! Pour en savoir + : Site officiel du compositeur Hans Zimmer, cliquez ici (en anglais) |
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RASTA ROCKETT/Les apprentis champions/Cool runnings, un film de Jon Turteltaub (1993) avec Leon, Doug E. Doug, Rawle D. Lewis, Malik Yoba, John Candy... D'après une histoire vraie.Musique de Hans Zimmer. Un film Walt Disney.
Alors là, pas de doute possible : ce film est une excellente comédie. La Jamaïque tient à vie la place d'honneur du monde olympique pour l'exploit de ses enfants, concourir aux Jeux de Calgary en 1988 dans un sport de glace ! Quatre athlètes, du débutant au sportif de haut niveau vont se lancer dans un pari fou : gagner sans bagage dans le dénuement le plus total. Impossible de partir de rien pensez-vous ? Eh bien non, nos amis n'ont pas usurpé leur réputation, la parole d'un jamaïcain vaut de l'or. Ils veulent participer aux Jeux Olympiques ! Et ils l'ont fait, ils y sont allés, là-haut, dans cette glace et ce froid terribles, l'histoire du film s'est réellement déroulée ainsi à quelques détails près. Jamaïque originelle, « Terre du bois et de l'eau », île magnifique où vivaient heureux les amérindiens issus de la forêt amazonienne, attirera les yeux et l'attention du monde entier en cette année 88 ; comment pourrait-on ne pas penser que tout est possible quand on s'en donne la peine et les moyens ? L'esprit de compétition, la rage de se surpasser, la motivation collective, le désir de gagner, la fierté de réussir et de battre Goliath témoignent de la nature humaine dans ses sentiments les plus forts. Comme dans la tragédie espagnole, chacun devra se déterminer : nos quatre compères et leur entraîneur déchu parviendront-ils à respecter leur contrat moral ? Après tout, peut-on être sûr d'y arriver quand tout se retourne contre vous ? La musique de Hans Zimmer est géniale : de l'ambiance tropicale à l'atmosphère gelée du Canada, de la torpeur des premiers instants aux grands moments de découragement en passant par le dynamisme incroyable des scènes d'action, le compositeur fera preuve d'une remarquable capacité d'adaptation. Alors pas d'hésitation : la musiquette « Rasta rockett » n'est pas douillette ni gentillette, c'est chansonnette d'une conquête quand les athlètes font la poussette, yo man, avec leur bob c'est pirouette sur la planète, la réussite la plus complète des athlètes de la roquette... Sûr qu'avec une chanson pareille ils vont pouvoir financer leur voyage ! Très bon film et Très bonne musique nous précise Alix.
Pour connaître le nom des comédiens français et québécois qui doublent les acteurs, cliquez ici (info Wikipedia) |
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Montage FX | | |
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Film DUMA |  |
John Debney est né dans un milieu qui le prédisposait à sa future réussite. Son père, Louis Debney, était producteur pour la chaîne de télévision CBS et pour l’entreprise Disney dans les années 60. Le parcours musical du jeune américain fut des plus classiques à l’image du cursus des études musicales du pays. Ce qui compte le plus en fait, c’est le gain de temps dont il bénéficiera : le compositeur n’aura pas à franchir toutes les étapes ni à contourner tous les éccueils du métier. Quoique parfois, c’est le fils du cordonnier qui est le moins bien chaussé ! Le compositeur obtiendra les faveurs du public grâce à son travail pour les films destinés au jeune public dont le récent « Duma » (2005). « Inspecteur Gadget », « Le roi Scorpion », « Spy kids 1 et 2 » et sa première grande réalisation : « Hocus Pocus les trois sorcières » (1993) avec une Bette Midler formidable dans son rôle fantastique (une production Walt Disney). On lui doit la réalisation du logo « Touchtone Pictures » apparaissant au début des films. Mais le compositeur de musique de film, pour être motivé et trouver l’inspiration, doit être constamment sollicité par des scénarios d’un genre très différent. Tout naturellement il se proposera donc pour « The relic », un film d’horreur très réussit mais également pour l’excellente production « L’île aux pirates » en 1995. |
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Jaquette du DVD Warner Bros |  | De l’avis des spécialistes, il s’agit de sa meilleure partition, un coup de maître à seulement 39 ans ! Ce film aura coûté 92 millions de dollars, une broutille par rapport aux 200 millions de « Pirates des Caraïbes 3 ». Un coût exorbitant qui ne fait pas le talent car dans le rôle du pirate Morgan, Geena Davis est beaucoup plus crédible que son successeur Johnny Depp ridicule dans son personnage maniéré et stéréotypé. Autre réussite de John Debney, ses trouvailles sonores pour le film d'horreur « Souviens-toi l'été dernier » de Jim Gillepsie en 1997 avec les futures grandes vedettes féminines que deviendront Jennifer Love Hewitt et Sarah Michelle Gellar. Les sons stridents des violons rappellent ceux de Bernard Hermann pour « Psychose » (voir ici) mais la comparaison s'arrête là : John Debney apporte du nouveau dans l'orchestration avec de magnifiques coups de timbales doublés d'accords graves martelés au piano, un exemple de sa capacité à créer des ambiances musicales extraordinaires par l'originalité de ses orchestrations. La dernière grande composition de John Debney sera « La passion du Christ » de Mel Gibson (2004). Cette année-là, les fans de musique de film furent comblés par l'orchestration riche en dépaysement, le but de toute bonne musique du genre : coller aux images pour mieux les sublimer. Un film très réaliste qui fut sujet de discussion mais la musique, elle, échappa à la polémique : chez les connaisseurs de musiques de films, elle fit l'unanimité.
Pour en savoir + sur le compositeur, cliquez ici (site officiel en anglais) |
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Renny HARLIN, réalisateur
Geena DAVIS, actrice |  |
Jaquette du DVD Studio Canal |  |
Le film « Pirates des Caraïbes » (musique de John Debney) est exceptionnel à plus d’un titre. Pourtant le producteur du film Renny Harlin, marié à Geena Davis de 1993 à 1998, a toutes les raisons de ne pas en garder un très bon souvenir. Malgré sa modernité basée sur l’action et sur une psychologie des personnages intéressante qui en faisait un film en avance sur son temps, l’échec commercial de ce film boudé par les critiques de cinéma aussi bêtes qu'incompétents obligea le producteur - grand admirateur des films d'Errol Flynn - à fermer sa maison de production « Carolco Pictures ». Une autre création remarquable « Au revoir, à jamais » réalisé sur la même mouture enfonça un peu plus le producteur dans les problèmes financiers. Heureusement, « Peur bleue » sorti sur les écrans en 2000 lui sauva la mise. Débarqué de Finlande après avoir réalisé bon nombre de reportages et de courts métrages, il se fit remarquer en réalisant le troisième volet de la série des « Freddy » en 1988 puis avec « 58 minutes pour vivre » et « Cliffanger », deux films dynamiques avec l'excellent Bruce Willis et sa formidable voix française. Un film récent « Mindhunters » avec Val Kilmer et Christian Slater fait encore faire parler de Renny Harlin réalisateur et c’est tant mieux !
Geena Davis est absolument géniale dans le film « L'île aux pirates », un rôle qui lui va comme un gant. Poursuites, cascades, action, c'est du grand art ! Du haut de son mètre quatre vingt trois, elle commença dans « Tootsie » de Sydney Pollack en 1982 puis enchaîna avec le film fantastique « La mouche », prit le temps de se marier avec Jeff Goldblum puis de jouer dans le célèbre road movie « Thelma et Louise » grâce auquel elle obtint son Oscar de meilleure actrice en 1991. Puis ce fut l'incroyable « Au revoir à jamais » en 1996 (voir ici) On a pu l'apprécier récemment dans la série télé à succès « Commander in chef » où elle interprète le rôle du Président (de la Présidente, pardon) des États-Unis. Une grande prestation individuelle malgré une certaine fadeur des divers scénarios échafaudés sur une vision géopolitique du monde toute américaine... |
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| Comédie |
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La famille américaine reconstituée |
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FASHION MAMAN/Raising Helen, un film de Gary Marshall (2004) avec Kate Hudson, John Corbett, Joan Cusak, Hayden Pannettiere, Spencer Breslin et Helen Mirren. Musique de John Debney. Un film Touchtone pictures.
Gary Marshall, acteur à l'âge de 27 ans, scénariste à 30, producteur à 32, réalisera son premier long métrage à 36 ans. Issus de parents oeuvrant dans le domaine artistique, ses origines européennes par son père italien et les parents de sa mère immigrés d'Angletterre et d'Écosse, ne l'empêcheront pas de réaliser des films très américains dans la forme et le fond ; son plus grand succès date de 1990 et s'appelle « Pretty woman ». Autant dire qu'il affectionne les scénarios à l'eau de rose, très sentimentaux et parfois gnan-gnan mais qui ne manquent pas d'intérêt lorsque les rôles sont interprétés par de bons acteurs très bien doublés en français. C'est le cas pour « Fashion maman » qui permet de découvrir une actrice bourrée de naturel et de spontanéité, Kate Hudson. Ici aussi les gènes artistiques parlent d'eux-mêmes : fille de Goldie Hawn et du musicien-acteur Bill Hudson, belle-fille de Kurt Russell, son frère Olivier est également acteur. Un contexte favorable qui ne justifie en rien les performances d'acteurs mais permet tout de même d'accompagner la motivation des uns et des autres, la chance ne suffisant pas pour réussir dans le cinéma comme chacun le sait : le talent et l'ambition priment avant le reste. À son tour, le compositeur John Debney réussira à créer de la belle ouvrage : sa musique à l'orchestration classique repose sur des cordes très agréables à entendre et relève une production distrayante, sans prétention mais qui ne pourrait à ce titre se passer de l'apport fondamental de sa musique. Plusieurs tubes de la chanson de variété agrémentent les différentes scènes et John Debney parviendra à fusionner le tout. Un film très sympa avec sa musique Très bonne, voilà l'évaluation d'Alix qui ne vous emmènera pas en boîte pour autant, non vraiment, c'est sans fashion ! |
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| Action |  |
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MORT SUBITE/Sudden death, un film de Peter Hyams (1995) avec Jean-Claude Van Damme, Powers Boothe, Raymond J. Barry, Dorian Harewood... Musique de John Debney. Un film Universal.
Plein les yeux plein les oreilles, on en prend un maximum dans ce formidable film d'action - catastrophe. Jean-Claude Van Damme joue les super-héros et honnêtement, il y arrive parfaitement ; c'est l'un de ses meilleurs rôles. Dans la peau du père de famille déterminé à sauver sa fille et si possible le Vice-Président américain (mais sa fille avant tout), le pompier de service très courageux qu'il incarne va affronter un groupe de terroristes prêts à tuer pour un gros paquet de dollars. Le thème du film rappelle évidemment un autre trouble-fête tout aussi dérangeant, Bruce Willis dans « Piège de cristal ». Avec un scénario pas très original on l'aura compris, le réalisateur Peter Hyams signe pourtant l'un des meilleurs films du genre ; les images rythmées et les scènes d'action permettent d'apprécier la folie meurtrière et la trame destructrice sans l'affolement des montages trop serrés ou des caméras qui bougent tout le temps. La musique de John Debney suit la même logique : elle utilise les ficelles du genre dans un contrôle sonore général, ses compositions et ses arrangements ne sont jamais tonitruants ou casse-ouïes. Le spectateur entendra les notes tenues jouées aux violons qui maintiennent l'unité entre les différentes séquences, il sentira les rythmes produits par les percussions qui soutiennent l'action et l'agitation des acteurs, il gardera sa respiration devant le grand spectacle qui lui est proposé grâce au tempo bien martelé, comme les secondes qui s'égrennent au compteur du stade... Les phrases musicales accompagnent les effets visuels comme dans les dessins animés où la musique se substitue au bruitage. La maîtrise de l'art des différents corps de métiers qui engendrent cette réussite cinématographique est donc totale, y compris le doublage des comédiens français toujours aussi extraordinaire (on reconnaîtra le voix de Jean-Louis Trintignant, le comédien parfait pour donner de la profondeur au méchant joué par Powers Boothe). Pouvu que le ciel ne leur tombe pas sur la tête ou que le sol ne se dérobe point sous les gradins : Jean-Claude Zorro Van Damme veille au grain fort heureusement pour nous... Alix la bombe des Mélodies Modernes trouve ce film Très bon dans le genre et sa musique Très bonne dans la forme et dans le fond, John Debney prouve une nouvelle fois son excellence en matière de composition de musiques de films. |
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| Comédie |
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Montage FX |
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PALACE POUR CHIENS/Hotel for dogs, un film de Thor Freudenthal (2009) avec Emma Roberts, Jake T. Austin, Troy Gentile, Kyla Pratt, Johnny Simmons, Lisa Kudrow, Kevin Dillon, Don Cheadle, le chien Vendredi… D’après la nouvelle de Lois Duncan. Musique de John Debney. Un film Dreamworks.
Génial, ce film est génial si l’on excepte sa morale toute anglo-saxonne : la fin du film est ponctuée de l’incontournable scène de reconstitution de la famille américaine, une habitude dont on fini par se lasser. Peu importe, l’ensemble du film reste un régal pour tout cinéphile averti : l’émotion et l’action sont omniprésentes et les chiens, dirigés par des professionnels amoureux de leur art du dressage, crèvent l’écran. Ils sont formidables (chaque rôle important est interprété par plusieurs chiens similaires). Quel pari fou que de faire tourner à la fois des animaux et des enfants lorsque l’on signe son premier long métrage ! Les deux adolescents, bien doublés en français (Alix est rassurée, la relève est assurée) jouent parfaitement sans en faire trop, pas de cabotinage sur le pavé. Le style général, éloigné de la mièvrerie, fait la part belle aux images très colorées, aux cadrages, à la musique symphonique de John Debney ; la technique emprunte fortement celle utilisée pour les dessins animés où chaque mouvement est accompagné d'un effet musical (une chute à l'image = une descente chromatique rapide, par exemple). Les mouvements de caméra et les scènes originales se succèdent à un rythme amusant et distrayant. L'épilogue vaut largement le détour ! Il faudrait être allergique à l’enthousiasme dégagé par les bonnes actions menées par des bénévoles généreux pour ne pas apprécier cet excellent divertissement dédié au sauvetage des animaux martyrisés par les hommes. Il faudrait être un ours pour ne pas aimer ou simplement comprendre « Palace pour chiens ». Infréquentables justement, la majorité des critiques français le demeurent : soit ils sont tombés sur la tête soit ils en sont dépourvus. Totalement incendié avant sa sortie par un conglomérat de commentateurs malhonnêtes, revues, magazines, quotidiens, ces sagouins se sont « payés le film ». Pourquoi ce lynchage ? Bizarre, bizarre. Comment peut-on dissuader à ce point le public de se rendre au spectacle en cassant dans l’oeuf une production plus que valable ? Si l’on dissuade anormalement les spectateurs de se rendre dans les salles de cinéma, il y aura moins d’argent pour tourner les films et permettre aux réalisateurs entreprenants de proposer des paris non gagnés d’avance : les producteurs ont besoin de l’adhésion du public pour continuer à financer des œuvres destinées… au public ! Plus que de la mauvaise foi de leur part, il s’agit pour ces aboyeurs levés de mauvais poil de démontrer leur totale absence d’esprit critique - on se souvient encore de leurs commentaires lamentables pour la sortie de l'excellent « Faubourg 36 (voir ici) » -. En revanche l’appréciation d’Alix pour « Palace pour chiens » reste positive : c'est une Très bonne composition film et musique à laquelle il manque une belle mélodie pour devenir excellente, les deux chansons primées au « Top 50 » américain n’étant pas très satisfaisantes sur le plan de la technique d'écriture. Elles manquent de mordant... |
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Henri BOURTAYRE, compositeur |
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Photo Tiplyashin - Fotolia |
Henri Bourtayre aura fréquenté les plus grands artistes français de music-hall. Son parcours rappelle celui de Luis Mariano dans le film « Mexico ». En effet, né en 1915 à Biarritz il sillonnera tous les cabarets et lieux de spectacle de son superbe pays Basque un paquet de partitions posé sur la tablette du clavier de piano ; parmi elles, des compositions originales qui feront la célébrité de son duo avec André Dassary. À l’aube de la seconde guerre mondiale suivit l'inévitable « montée à Paris » vers l’âge de 20 ans comme c’était le cas à l’époque lorsqu’on voulait tenter sa chance (heureusement que ça a bien changé depuis... Il vaut mieux le dire vite) les feront connaître du milieu artistique. Henri Bourtayre écrira pour Raymond Legrand (le père de Michel Legrand, voir ici), travaillera aux Éditions Ray Ventura et permettra à Tino Rossi, Georges Guétary, Maurice Chevalier de chanter de futurs succès dont bénéficieront aussi les nouvelles vedettes montantes de la période d’après-guerre, Luis Mariano et Jacques Hélian pour ne citer qu’eux. Ses mélodies, mises en paroles par son fidèle collègue et ami Maurice Vandair (« Fleur de Paris » qui deviendra le symbole de la Libération de la France) puis avec Henri Kubnick (le producteur d’émissions radiophoniques qui a inventé l’émission « Le jeu des mille francs » logtemps présentée par Lucien Jeunesse sur France Inter) permettront aux futures vedettes de la chanson que l’on sait d’obtenir un succès populaire sans précédent. |
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| Les Bourtayre : tel père, tel fils... |  |  |
Photo Tiplyashin - Fotolia |
Dans les années cinquante, il fera la connaissance du saltimbanque et amuseur public Robert Lamoureux, un véritable « chansonnier » comme on les appelait autrefois (compositeur, parolier, chanteur, conteur, scénariste… Tous les talents !). Henri Bourtayre illustrera donc tout naturellement les films de ce dernier dont la fameuse trilogie de « La septième compagnie » avec ses phases et expressions devenues cultes : « J’ai glissé, chef », « Le fil vert dans le bouton vert », « Du à l’ail » etc. La musique du générique, principal thème du film, est à reléguer au rang des meilleures marches militaires écrites pour un film avec celles de « La grande évasion » d’Elmer Bernstein,, « Le pont de la rivière Kwaï » de Malcom Arnold, « La marche des gendarmes » de Raymond Lefèvre, « Le jour le plus long » de Maurice Jarre et Paul Anka... Henri Bourtayre nous a quitté en 2009 en nous faisant bien marcher tout au long de sa carrière de musicien. Il nous aura fait rire, rêver, chanter et danser aussi. Un grand merci, Henri !
Pour en savoir + sur la biographie et les compositions d’Henri Bourtayre cliquez ici (infos Wikipedia)
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Jean-Pierre BOURTAYRE, compositeur |
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Jaquette DVD POLYGRAM Collections |
Jean-Pierre Bourtayre est né en 1942 à Paris. Bercé dès son plus jeune âge par les sonorités d’un milieu musical en pleine effervescence, il se lance adolescent dans les rythmes de son temps plutôt que de s’investir dans les études classiques rébarbatives du conservatoire. Mélodiste comme son père, il composera pour le groupe Les chats sauvages, Eddy Mitchell, Dick Rivers, Danny Boy et ses Pénitents, Richard Anthony, Jean-Claude Pascal, Françoise Hardy, France Gall et pour Séverine qui remporta le Concours de la chanson 1971 de l’Eurovision ; avec « Un banc, un arbre, une rue » (paroles d’Yves Dessca) la jeune chanteuse représentait la Principauté de Monaco pendant que Serge Lama chantait pour la France « Un jardin sur la Terre » (il débuta avec cette chanson sa longue collaboration avec Alice Dona). Ce sont les grands tubes de Claude François dès 1970 qui feront exploser le talent de compositeur de Jean-Pierre Bourtayre : « Y’a le printemps qui chante », « Une chanson populaire », « Le téléphone pleure », « Toi et moi contre le monde entier », « La musique américaine », « Alexandrie, Alexandra » et « Magnolias for ever ». En collaborant avec un des meilleurs paroliers français Etienne Roda-Gil, il composera pour Marcel Amont la superbe chanson « Bleu, blanc, Rouge » en l’honneur de la superbe Provence, également pour Nicole Croisille, Marie Laforêt, Georgette Lemaire, Sylvie Vartan, Genevève Thibaut etc. Les compositions de Jean-Pierre Bourtayre pour la série « Arsène Lupin » avec Georges Descrières marqueront la mémoire collective des téléspectateurs avec les deux chansons « l’Arsène » (1970) et « C’est le plus grand des voleurs » (1974) chantées par l'ami Jacques Dutronc. En 1972 il s'était déjà frotté aux « Évasions célèbres » de l'ORTF avec de multiples réalisateurs connus et comme acteur un certain Georges Descrières (sans oublier Etcheverry, Duchaussoy, Fabbri, Velle, Wauthion... Que des bons !). Résolument, le musicien Jean-Pierre Bourtayre aura été très prolifique et le mot compositeur aura pris grâce à lui toute sa valeur. Bon sang ne saurait mentir...
Site À la poursuite d'Arsène Lupin (infos Archives Arte) |
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Dominic FRONTIERE, compositeur |
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Jaquettes des DVDs M.G.M. (musiques de Dominic FRONTIERE) |  |
Dominic Frontiere est un grand professionnel de la musique de film. Il a mené sa carrière musicale comme le fait tout artiste particulièrement doué et déterminé. Né en 1931 dans le Connecticut, l’enfant se lancera jeune dans l’apprentissage de divers instruments à vent et à cordes en passant par la batterie complète ce qui lui permettra d’obtenir très tôt la dimension nécessaire à son futur métier d’arrangeur. Trois rencontres l’amèneront au sommet de l’art musical : celle de son professeur Joseph Biviano, l’un des fondateurs de la plus importante société d’accordéonistes du continent nord américain, association créée en 1938. Ce virtuose du « piano du pauvre » poussera le jeune Dominic Frontiere sur la scène du Carnegie Hall de New-York à l’âge de douze ans pour un récital en solo. Adolescent, il rejoindra la formation de Dick Contino, le fils d’immigrés italiens qui se fit remarquer dans les concours télévisés où il y gagna de nombreux prix. C’était l’époque où un accordéoniste pouvait déclencher l’admiration d’un public en délire. Désireux d’aller de l’avant, après ces trois années au service de « la bande de Dick » et du producteur Horace Heidt, il se remettra à l’étude de la musique classique (composition et orchestration) à l’Université d’état de Los Angeles (UCLA). Dans les années 50 les postes liés à la musique dans les studios de cinéma et à la télévision étaient tous pourvus, les places étaient rares et un débutant n’avait que peu d’espoir d’y trouver un emploi. Cette seconde rencontre sera déterminante pour Dominic Frontiere et porte un nom glorieux : Alfred Newman. Remarqué par l'homme à la double casquette (compositeur et Directeur musical de la 20th Century Fox voir ici pour en savoir +), chaudement recommandé à son frère Lionel Newman, celui-ci le prendra sous son aile protectrice et formatrice comme il l’a fait pour bien des compositeurs devenus célèbres par la suite (John Williams, Jerry Goldsmith, Patrick Williams entre autres). |
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Un film d'Andrew Mac Laglen (1970), musique de Dominic Frontiere. Un film Warner Bros. | | |
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Roy Thinnes (David Vincent) et Diane Baker |  |
Dans un premier temps, la tâche principale de Dominic Frontiere consistera à réaliser un travail de fond, cette partie ingrate du métier qui consiste à arranger les compositions des autres en l’occurrence celles de son mentor. Mais la polyvalence de Dominic Frontiere l’incitera à « monter » parallèlement un sextet de jazz, à arranger des thèmes sud-américains pour un festival branché et il réunira une vingtaine d’accordéonistes parmi les plus fameux du moment pour produire plusieurs albums de musique instrumentale de morceaux connus. Mais à force de se rendre indispensable pour les autres il se décidera à tenter sa chance : il composera lui-même pour la pellicule ce qui fut rapidement fait. Cette troisième rencontre d’importance se fera avec la télévision : l’explosion des séries et feuilletons du petit écran dans les années 60 lui permettra de laisser libre court à son imagination mélodique et harmonique très fertile et tout à fait remarquable : « Au-delà du réel » en 1963 puis en 1966 « Les Envahisseurs » voir ci-dessous et « Le cheval de fer » avec Dale Robertson dans le rôle du gentleman Ben Calhoun, le gentleman qui se déplace à travers les plaines du far-west à bord de son train personnel… sans oublier les films à grands spectacles toujours dans la même ambiance western « Pendez-les haut et court » avec Clint Eastwood (1968), les incontournables « Chisum » et « Les voleurs de trains » avec John Wayne (en 1970 et 1973) pour lesquels Dominic Frontiere parviendra à imposer sa patte à une époque où les producteurs ne juraient que par Morricone suite aux succès des œuvres de Sergio Leone. Il sera sollicité en 1977 par le célèbre chanteur/auteur américain de country/blue grass/jazzy Dan Fogelberg et lui offrira une mélodie non moins célèbre « Nether Lands ». Relation de cause à effet le hollandais Paul Verhoeven lui demandera en 1982 d’écrire la partition de son téléfilm français « Un enfant de lumière » avec Robert Castel. Depuis les années 80, notre ami s’est investi dans la musique électronique. À 76 ans on parle moins de Dominice Frontiere, viendrait-il de commencer une retraite heureuse bien méritée ? Merci Monsieur Frontiere, votre musique est sans limites et vos mélodies perdureront dans la galaxie ! |
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| Les envahisseurs |  |
Jaquette intérieure du DVD TF1 Vidéo |  |
« Les Envahisseurs, ces êtres étranges venus d’une autre planète. Leur destination ? La Terre. Leur but ? En faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, cela a commencé par une nuit sombre le long d’une route de campagne tandis qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l’atterrissage d’un engin spatial venu d’une autre galaxie. À présent, David Vincent sait que les envahisseurs sont là, qu’ils ont pris une apparence humaine. Il s’est fixé pour tâche de convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé… ». Avec ce texte annonciateur d’épisodes palpitants, la série n’a pas perdu en crédibilité ni en réalisme grâce aux effets spéciaux très simples mais terriblement efficaces, le principal étant la disparition d’un extraterrestre, un trucage très télévisuel. Une modernité qui surprend grâce au jeu de l’acteur Roy Thinnes et de la voix française du comédien Dominique Paturel (Jean Berger est le formidable narrateur) et aussi parce que la musique de Dominic Frontiere contient les éléments angoissants et surnaturels de l’intrigue : quelques demi-tons joués lentement avec conviction par les instruments graves de l’orchestre d’harmonie (trombone et tuba) contrebalancés par les sons bien marqués et répétés des flûtes traversières qui tournent autour de la note tonique (dans la tonalité mineure, on alterne la gamme harmonique qui inquiète et la gamme mélodique ascendante qui rassure). Ces dualités nous ramène à l'individu qui veut sauver l'humanité contre l’extraterrestre qui veut la détruire. La musique soutient donc parfaitement la raison d'être des images !
Une série créée par Larry Cohen et qui vient de sortir chez TF1 Vidéo. À ne pas manquer... avant qu'il ne soit trop tard ! |
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| Frédéric TALGORN, compositeur |
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Connaissez-vous Frédéric Talgorn ? Non, peut-être pas. Connaissez-vous le violoniste André Rieu ? Oui, probablement. C’est bien là que réside la différence entre les personnes qui aiment le vedettariat et les travailleurs de l’ombre que l’on connaît peu. Indépendamment de toute considération d’ordre qualitatif sur le professionnalisme de chacun, il nous faut connaître l’existence des musiciens qui apportent une large contribution à l’art musical sous toutes ses formes pour leur permettre de maintenir le niveau atteint ces dernières décennies dans la musique de film ; il faut admirer leur travail et leur talent car ils ne manifestent, eux, aucun intérêt à soigner leur propre popularité. Dans la musique classique il en est de même, certaines personnalités ont suivi leurs destins sans se soucier de leur notoriété naissante. 1961 est une année très intéressante en ce sens. Savez-vous que le compositeur Olivier Messiaen fut un novateur et que l’une de ses passions était les chants d’oiseaux ? Une démarche qui ne fut pas comprise par son entourage professionnel ni par le public, pourtant, le « qu'en dira t-on ? », ce n’était vraiment pas son problème. Heureusement pour nous. Ses compositions marquent une étape fondamentale dans l'évolution de la musique en général. Il épousa cette année 1961 la pianiste Yvonne Loriot qui fut son élève puis l’interprète majeure de ses œuvres ; elle enseigna l’analyse et la composition musicale au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, une belle réussite professionnelle. C’est avec cette dernière que Frédéric Talgorn étudiera la composition, lui qui a vu le jour en cette fameuse année 1961 ; il étudiera aussi la direction d’orchestre avec Jean-Jacques Werner alors au début de sa brillante carrière de chef d’orchestre entamée en… 1961. Quant à Frédéric Talgorn notre brillant musicien toulousain , malgré des études classiques plus que solides, il ne recevra pas de propositions musicales satisfaisantes en France et partira tenter sa chance aux Etats-Unis du côté de la côte californienne. Son évolution professionnelle dans une discipline musicale en pleine expansion dans les années 70, la musique de film, passait certainement par cette pérégrination. |
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Photo du film Les Aiguilles rouges |
Avec l’écriture pour plusieurs films dont « Edge of sanity », une nouvelle version de Dr Jekyll et Mr Hide de Gérard Kikoine (1989) avec Anthony Perkins (un film très réussi pour un réalisateur que l'on pensait seulement spécialiste de films pour adultes), Frédéric Talgorn composera la musique du parcours de la flamme olympique des mémorables jeux d’hiver d’Alberville en 1992. Quel sacré souvenir ! Puis suivront « Fortress » de Stuart Gordon (1993), un bon film de science-fiction avec Christopher Lambert, « Les chroniques du jeune Indiana Jones » pour lequel « 50 minutes de musique fut composée en douze jours ! » dixit le compositeur sur son site officiel, « Heavy Metal 2000 » des réalisateurs Coldewey et Lemire (d’après la bande dessinée du même nom), « Les aiguilles rouges » (voir jaquette et photo ci-contre) et d’autres encore… Frédéric Talgorn trouvera également le temps de diriger l’excellent Royal Scottish national orchestra pour un superbe ré-enregistrement de la musique de Franz Waxman « Peyton Place » (voir ici) et la très belle musique de John Barry « Born free/Vivre libre » (voir ici) sans oublier la saga des « Star wars/La guerre des étoiles » (voir ici). La musique classique est honorée elle aussi par le travail de Frédéric Talgorn : un concerto pour trompette et plusieurs concertos pour violon témoignent du domaine de prédilection du compositeur, la musique symphonique classique. Alors il va nous falloir dorénavant composer avec ce talentueux musicien dont on retrouve le nom au générique de nos soirées cinéma, histoire de bien confirmer si nécessaire que sa musique reste descriptive, mélodique et romantique à souhait. En deux mots : son écriture est superbe et parfaite. Mister Frédéric Talgorn n'a pas fini de nous enchanter, au moins 1961 fois de plus ! |
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| Avé moi ! |  | |
Site officiel du compositeur Frédéric Talgorn, cliquez ici
Les aiguilles rouges au Pays du Mont-Blanc, à admirer au moins une fois dans sa vie sinon on n'aura rien vu, cartes, plans et photos, c'est ici
Le 20 janvier 2008, c'était la sortie nationale du film/évènement Astérix aux Jeux olympiques. Un film à grand spectacle pour lequel il fallait tendre l'oreille vers la musique... Nul doute que la partition originale de Frédéric Talgorn est à la hauteur des moyens déployés. Un défi qu'il fallait relever avec brio mais impossible n'est pas gaulois !
Pour en savoir + sur ce troisième volet des aventures d'Astérix, cliquez ici (infos Cinémotions) |
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| Les petites vedettes du grand écran |  |  |
Jules-angelo BIGARNET |
Depuis le début du cinéma les enfants sont associés aux scénarios. La photographie, le cinéma, la vidéo, la presse, Internet, nul moyen de diffusion d’images ne peut échapper à l'émotion provoquée par un sourire ou une larme de gamin(e) en témoigne le jeu naturel et spontané de Jackie Coogan dans « Le kid » (de/avec Charlie Chaplin). L’éducation, la vie, l’avenir sont liés à la présence indispensable des enfants et nos sociétés actuelles partout dans le monde doivent se pencher d’urgence sur la croissance démographique jamais atteinte : dans moins de quarante ans nous passerons de six à neuf milliards d’individus. Les enfants sont les sujets de nombreuses histoires traitées au cinéma dans tous les styles et dans toutes les époques. Du petit Victor (Jean-Pierre Cargol) de « L’enfant sauvage » de François Truffaut (voir ici) à Jules Sitruck dans « Les aiguilles rouges » (avec Jules-Angelo Bigarnet et d'autres jeunes comédiens), les petites filles comme les p’tits gars restent les grandes vedettes de productions inoubliables. La comédie musicale américaine a lancé la carrière de l'enfant prodige Shirley Temple dans les années 30 mais le milieu sans pitié du 7e art aura parfois tué le destin des plus faibles ou des plus malchanceux, il suffit de suivre le parcours difficile des deux enfants de « E.T. l'extraterrestre » de Steven Spielberg pour comprendre à la fois la beauté et la dureté de ce métier. Pour vivre pleinement une passion il faut être bien armé et protégé surtout si le cinéma s’impose à vous car des petites stars de l’écran n’ont parfois pas demandé à le devenir. Mal préparées, leur vie a basculé et leur avenir s'est trouvé compromis. Des dégâts psychologiques terrifiants survenus chez les uns sont heureusement contrebalancés par les succès énormes obtenus par les autres à l'exemple de l'attachant RoddyMac Dowall (voir ici) ou de la merveilleuse Jody Foster et il est impossible de dresser ici une liste même partielle des films dont les enfants sont les vedettes : ils sont trop nombreux ! Un état qui pourrait néanmoins commencer par le dernier film de Djamel Bensalah « Big City » dans lequel évoluent uniquement des enfants (et un seul grand enfant, Eddy Mitchell). La musique est signée Erwann Kermorvant, un breton de Lorient (voir ici la critique d'Alix) |
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