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| La critique de films d'Alix (V) |
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 | La critique de films d'Alix (V) |
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| Rappel des critères d'Alix |  | |
Pour le film :
- Exceptionnel (un film de référence, sans contestation possible)
- Parfait ou Excellent (à voir et à revoir sans modération)
- Très bon (les films dont on se souviendra toujours)
- Bon (le cinéma existe grâce à eux)
- Moyen (on n’a pas perdu son temps pour autant)
- Insatisfaisant (aïe, de grosses faiblesses mettent Alix mal à l’aise)
- Raté (il faudra revoir sa copie, toujours selon les critères subjectifs d’Alix)
- Nul (aucun espoir car un film nul le restera. Mais s’il n’y en avait pas de temps en temps, on ne pourrait plus désigner les meilleurs…).
Pour la musique du film :
- Parfaite ou Excellente (on achètera le C.D.)
- Bonne (on en fera de même)
- Discrète (difficile de juger…)
- Mauvaise (aucun scrupule à le dire, quand c’est mauvais, cela s’entend).
Les photos d'Alix sont de @ Serguei Kovalev - Fotolia.com |
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| La folie des hommes en 14... |
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JOYEUX NOËL, un film de Christian Carion (2005) avec Diane Kruger, Guillaume Canet, Benno Furmann, Danny Boon, Gary Lewis, Daniel Bruhl. Musique de Philippe Rombi. Chants interprétés par Nathalie Dessay et Rolando Villazon. Une co-production européenne.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce film a le mérite d'exister : personne ou presque ne savait qu'une nuit de Noël, britanniques, allemands et français se réunissèrent pour fraterniser au beau milieu des cadavres, des mitrailleuses et de la mort du champ de guerre. Incroyable, cette histoire est tout simplement incroyable : elle résume à elle seule la folie humaine. Pendant que les hauts gradés et les politiques trinquent au Champagne à l'abri du danger, ils envoient se faire tuer des millions de soldats dans d'horribles circonstances, celle de la guerre des tranchées de 14-18. Blessés, gazés, déchiquetés, agonisants ou laissés pour morts, amputés, devenus fous, la liste des traumatismes des soldats rescapés est dramatique, horrible, insoutenable. La musique de Philippe Rombi, compositeur totalement absorbé par la musique de film qui le nourrit professionnellement depuis 1999 mais qu'il affectionne depuis plus longtemps, a écrit une très belle mélodie au succès international ; magnifiquement interprétée par Nathalie Dessay, l'actrice Diane Krüger mime la cantatrice de manière tout à fait crédible pour un non spécialiste de la question. Le style d'écriture de Philippe Rombi, pur produit des conservatoires français, est très classique et convient très bien au scénario. Tout serait donc parfait dans le meilleur des mondes s'il n'y avait un porfond malaise, celui que génère la guerre fratricide et congénitale qui ne même à rien aujourd'hui encore : État d'Israël contre État Palestinien, fraction armée contre gouvernement, minorité opprimée contre dictature... Quand l'être humain deviendra t-il adulte ? Alix trouve ce film Très bon et sa musique Très Bonne, des mots difficiles à prononcer vu la gravité du contexte.
Le cinéma et la musique de film, une histoire à la fois simple et complexe régie par l'esprit de famille : Guillaume Canet, Diane Krüger, Philippe Rombi, Christian Carion... Les uns avec les autres, parfois les uns sur les autres, tout repose sur le talent de chacun dans une conception archaïque où les plus ambitieux se feront une place au soleil. Acteur, c'est un métier artistique basé sur la hiérarchie, le relationnel et la communication mais d'abord et avant tout sur une histoire de gros sous donc de compromis, de concessions, de rapprochements, de séparations et de conflits d'intérêts. Sans agent motivé pour jouer des coudes en votre nom et si vous ne savez pas défendre vos intérêts, point de chance de se faire embaucher. La naïveté et la crédulité ne sont plus de mise dans les métiers artistiques ! Avec ces éléments-là, rien d'étonnant qu'un jour certains protagonistes se fassent la guerre. Joyeuses Pâques ! |
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| ... n'a d'égal que celle de 40 |
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LES ENFANTS DU PAYS, un téléfilm de Pierre Javaux (2006) avec Michel Serrault, William Nadylam, Emma Javaux, Pascal Nzonzi, Arthur Chazal, Ralph Amoussou, Jacki Ido, Cédric Ido et Allen Panell. Musique de Béatrice Thiriet. Un dvd France télévisions / Distribution Bac films / Collection Melimedias « Les incontournables »
Pourquoi est-il si difficile de composer une mélodie, une jolie petite mélodie ? Dans ce téléfilm très bien fait et très bien joué, la musique champêtre et guillerette de Béatrice Thiriet n'est pas suffisamment convaincante - et pour cause -. La chute de l'histoire n'est pas fameuse non plus - disons qu'elle aurait pu être améliorée - mais pendant 83 minutes on ne s'ennuie pas une seconde. Michel Serrault est fidèle à lui-même et le jeu remarquable de William Nadylam et de son régiment de tirailleurs sénégalais égaré dans l'immense forêt des Ardennes en 1940 rendent tout à fait crédible le drame naissant. On se demande aussi quelle raison pousse les réalisateurs français à ne pas employer plus souvent d'aussi bons comédiens. Alors enfants de tous pays, regardez l'histoire de ces hommes venus d'Afrique du nord depuis les colonies de l'Empire français pour mourir sur une terre qui n'était même pas la leur, du moins en avaient-ils le sentiment profond. Ils se seront néanmoins battus glorieusement au nom du drapeau tricolore : toujours exposés en première ligne ils seront parmi les premiers et les derniers à être massacrés par les nazis. Oui, les africains auront versés sang et sueur souvent par contraintre ( car personne n'a jamais envie de se faire tuer par plaisir ) afin que nous restions français en France. Depuis la sortie du film « Indigènes » en 2006 (voir ici) la pension des survivants a été revalorisée par le Parlement ; la reconnaissance nationale du sacrifice d'une communauté entière aura été si difficile à obtenir que l'on ne peut qu'en avoir honte aujourd'hui encore. Pourtant pendant longtemps y'en avait bon, Banania ! Et pourtant Joséphine Baker était l'enfant chérie du public et connaissait un succès fou ! Et pourtant, et pourtant... Allez donc comprendre quelque chose en l'humanité, nous qui sommes devenus frères avec les allemands. Fallait-il des millions de morts pour en arriver à ce degré de respect et d'amitié ? Alix trouve ce téléfilm Très bon malgré qu'il soit trop classique dans la forme, la chute restant discutable et sa musique beaucoup trop Discrète. Dommage, l'occasion était sans doute trop belle pour tenter de mieux faire encore. |
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Téléfilm ''Les enfants du pays''. Montage FX | | |
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| Documentaire-fiction |
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MICROPOLIS, LA CITADELLE ASSIÉGÉE, un film de Philippe Calderon (2006) avec les Magnans. Musique de Frédéric Weber. Un film produit par Cité-Amérique et Les films du rêve. Distribution par les éditions www.mont-blanc-distribution.ch.
Des images incroyables vous attendent dans ce film incontournable. Qui pourait imaginer que la vie sous nos pieds est aussi bien organisée, aussi cruelle et tellement plus intelligente que notre petite société humaine ? Plusieurs civilisations d'insectes auront séjourné sur notre planète bien avant l'apparition des premiers primates et il est fort à parier qu'après la prochaine extinction de l'espèce dominante la plus débile jamais conçue dans l'Univers, ces mêmes créatures minuscules seront, elles, toujours bien présentes. Le désordre humain avec ses sociétés incompatibles les unes avec les autres dans une monstrueuse Tour de Babel n'a aucune chance face à l'Ordre des archiptères avec sa femelle à l'abdomen disproportionné, son mâle qui ne connaît pas la rupture de stock, ses ouvrières increvables et ses soldats prêts au sacrifice ultime pour assurer leur défense. La musique douceâtre, rythmée par les percussions africaines, semble légère comme un papillon avec les notes pincées des cordes de la harpe et de la guitare classiques conjuguées. Au pays des termitières géantes, le Burkina-faso en Afrique de l'ouest (capitale Ouagadougou), deux clans s'affrontent : les termites sédentaires et les fourmis nomades carnivores. Des images incroyables mais un problème apparaît au fur et à mesure que l'action se construit. Les déboires de la termitière géante ne semblent pas naturels : la foudre s'abbat sur un arbre qui détruit en partie la cathédrale, les combats pour la survie sont visiblement provoqués, tout semble être fait pour embêter le plus possible une société qui n'en demandait pas tant. Le visionnage du reportage sur le tournage du film confirme le malaise : tout était factice y compris même les fourmis que l'on est allé chercher à droite et à gauche. Tout est donc faux, mais tout est néanmoins vrai. Un documentaire aurait su filmer les choses telles quelles. La fiction dérange tout pour tout reconstituer. Les comédiens amateurs du film ont-ils été consultés au préalable, ont-ils donné leur accord pour une mise à mort programmée ou les a t-on considéré comme quantité négligeable ? Alix a trouvé ce film Très impressionnant et extrêmement instructif mais sur le fond, un malaise perdure, Alix n'aimant pas les catastrophes annoncées quand elles sont directement provoquées par l'Homme. Dommage. La musique est bien Adaptée mais elle sans mélodie mémorisable, pour cela aussi, c'est dommage. Mais l'ensemble reste tout à fait exceptionnel. À noter que le dvd s'achète (neuf) dans certains supermarchés à moins de trois euros. Un prix adapté car... très petit !
Conséquence du film, une cité dédiée au monde des insectes a surgit du sol : Micropolis, en Aveyron (France). Pour en savoir +, cliquez ici |
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| Comédies |
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VICTOR, un film de Thomas Gilou (2009) avec Pierre Richard, Lambert Wilson, Clémentine Célarié, Antoine Duléry, Sara Forestier... Musique de Christophe Julien. TFM Distribution.
LE COACH, un film d'Olivier Doran (2009) avec Jean-Paul Rouve, Richard Berry, Anne Marivin, Mélanier Bernier, Didier Bezace... Musique de Pascal Jambry. Un dvd Mars distribution / Les films du lendemain
Voici deux comédies françaises (dont l'une est tournée en Lettonie on se demande bien pourquoi) ce qui est une excellente chose en ces temps difficiles. Le problème, c'est que l'on se marre pas beaucoup. Sans relief, aseptisés, mous et traités de façon peu originale, ces deux productions ne dépassent pas le stade du divertissement sans panache. Pourtant avec des histoires intéressantes et une multitude d'acteurs de premier plan pour les développer (ah ! Pierre Richard et Richard Berry qu'Alix a-do-re) franchement il y avait mieux à faire, beaucoup mieux. Comme quoi la réalisation détermine énormément de choses. La musique aussi : il faut reconnaître qu'elles sont assez plaisantes et bien Adaptées mais demeurent du début à la fin sans surprises. La banalité gagne tous les secteurs professionnels concernés, bonjour l'ambiance morose ! Alors voici deux films que l'on peut résumer à deux mots : conventionnels et décevants. Un résultat nettement insuffisant pour passer le cap de la bonne critique émise par le public des connaisseurs et des professionnels. Au moins dans ces deux catégories souvent opposées, ces deux films auront su faire l'unanimité... Appréciation d'Alix au final, tout est très Moyen. Ce sera sans doute mieux la prochaine fois. |
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| Comédiens |
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Montage FX |
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CE QUE MES YEUX ONT VU, un film de Laurent de Bartillat (2007) avec Sylvie Testud, Jean-Pierre Marielle, James Thiérée, Agathe Dronne, Christiane Millet, Miglen Mirtchev, Chantal Trichet, Jean-Gabriel Nordmann, Marc Rioufol. Musique de David Moreau. Un dvd Melimedias/Liberty productions.
Ce que les yeux d'Alix ont vu ? Un déballage de dvds d'occasion dans le troc-puces du coin un dimanche matin. Au fond d'un bac rempli de mauvaises copies Made in China et de dessins animés à la présentation médiocre, un film à la jaquette pas comme les autres a retenu toute son attention : Sylvie Testud peinte en Mona Lisa c'est quoi ce délire ? Acheté un euro, Alix pensait voir un film ordinaire mais la présence de Jean-Pierre Marielle et de James Thiérée renforçait son intérêt. Ce film se révèle être excellent. L'histoire est croquée par un ancien spécialiste en histoire de l'art devenu réalisateur, Laurent de Bartillat. Bien menée, la découverte du secret des tableaux du peintre Watteau se révèle passionnante : quel est le sens caché de ses toiles ? En existe t-il même un car Lucie, la jeune étudiante très déterminée, semble totalement délirer sur ce point comme le pense à l'arrivée son maître de recherche... Quelques défauts apparaissent tout de même au visionnage du film - pardon nul n'est parfait(e) - à commencer par le rôle de l'artiste de rue, un mime extraterrestre qui n'a pas dans le film une importance bien déterminée. Autres soucis, une caméra qui focalise trop facilement sur Sylvie Testud et un épilogue qui aurait pu s'envisager sous de meilleures étoiles... La musique du film est bien Adaptée mais souvent trop légère et toujours sans mélodie : est-ce donc plus difficile à composer, une belle mélodie, que de mettre à jour un secret bien gardé depuis bientôt trois cents ans ? Alix trouve ce film Super malgré ses imperfections. Réaliser un film plus intéressant que le Da Vinci Code avec très peu de moyens en comparaison, ce n'était vraiment pas du Watteau... |
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| Bête city ! |
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BIG CITY, un film de Djamel Bensalah (2007) avec Vincent Valladon, Paolina Biguine, Charlie Quatrefages, Eddy Mitchell, Atmen Kélif, Jérémy Denisty, Samy Seghir, Axel Boute... Musique d'Erwann Kermorvan. Un film Gaumont. Un dvd Melimedias « Les incontournables »
Que fait Eddy dans une galère pareille ? Alix ne sait pas exactement comment vous parler d'un film dont il n'y a rien à dire parce qu'il est nul, si on le prend dans sa globalité bien entendu. Alix pourrait vous parler des points positifs mais ils sont tellement positifs qu'ils se transforment en handicap insurmontable : les images sont superbes, les enfants ont de belles gueules d'acteurs et sont très bien filmés, la lumière est chaude et les couleurs sont chatoyantes, tous ces aspects excellents sur le plan artistique donnent une impression générale insensée : la succession de diapositives magnifiques n'a absolument rien à voir avec les images d'un film. Le réalisateur voulait sans doute restituer l'ambiance d'un pays saturé de poussière et noyé dans la chaleur mais il en fait des images à haute valeur picturales : esthétiques à l'excès, elles sont beaucoup trop soignées, les cadrages sont bien trop travaillés pour rendre l'ensemble crédible une seule seconde en témoigne le visage d'un enfant déguisé en indien qui surgit entre deux coquelicots rouges, ça en devient ridicule. En décalage continuel entre ce qui est fait et ce qui aurait du être fait, Eddy Mitchell est pitoyable en vieil homme caricatural alors qu'Alix l'adore en dehors de ce contexte pour son immense talent (musique et cinéma). Quant au scénario ambitieux (le thème aurait pu devenir intéressant s'il avait été sérieusement exploité) il devient pitoyable, les enfants font du cabotinage et plus grave, certaines scènes les mettent en action dans des situations qui ne devraient être vécues que par des adultes. Ce film pose donc un problème sur le plan moral sans qu'il y ait mort d'homme pour autant. Damned, Alix souhaite achèver son propos très dur : « Big city » ne dégage aucune émotion, il n'est pas amusant, ça crie dans tous les coins, la musique est superficielle comme tout le reste, le compositeur breton Erwann Kermorvant imitant avec platitude les musiques des grands films de western (aïe !). Allez, passez maintenant votre chemin et ne vous arrêtez jamais dans ce trou perdu. Si vous avez des enfants, offrez-leur à coup sûr « Les cowboys » de Mark Rydell avec John Wayne (musique de John Williams, voir ici) mais ne leur donnez surtout pas en pâture un franchouillard « Big city » globalement Raté. Prenez tout de même le soin de leur expliquer - et ce sera toujours ça de gagné - à quel point il faut beaucoup de talent pour réaliser dans « Big city » une aussi belle photographie et des cadrages aussi irréprochables. L'éducation cinématographique et artistique de votre progéniture est à ce prix.
À noter que le scénario signé Djamel Bensalah (le réalisateur) et Gilles Laurent pour « Big city » est ni plus ni moins un copier/coller du scénario de Roberto Amoroso, Mario Amendola et Bruno Corbucci pour le film italien de 1973 « Kid, il monello del west », voir ici |
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Film BIG CITY. Montage FX | | |
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| Plutôt Nash que Nase |
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DANS SES RÊVES/Imagine that, un film de Karey Kirkpatrick (2008) avec Eddy Murphy, Yara Shahidi, Nicole Ari Parker, Thomas Haden Church, DeRay DavisRonny Cox, Martin Sheen... Musique de Mark Mancina. Un film Paramount.
Bonjour Eddy. Je m'appelle Alix et je suis critique de films. J'adore le cinéma depuis toujours et tu fais partie de mes acteurs préférés. Vraiment, tu sais être très drôle, énergique et plein d'entrain ; ton humour communicatif rempli de bonheur mes films préférés « Le flic de Beverly Hills I, II et III » mais tu sais également devenir grave et sérieux, rappelle-toi « Le flic de San Francisco ». Tes mimiques, tes grimaces, tes gestes et ton talent de comédien font de toi un être irremplaçable à l'écran. Ta voix française est exceptionnelle, cent fois merci Mel Hondo ! Hélas, tes apparitions dans les salles de cinéma sont trop rares, fait plus grave, elles sont trop souvent décevantes. Peut-être aimes-tu l'expérimentation en te laissant entraîner dans des rôles qui ne te vont pas ? Es-tu bien conseillé ? Est-ce si difficile de décrocher un bon rôle dans un bon film ? Tes nombreux personnages tous aussi foldingues que nigauds n'arriveront jamais à me faire oublier le rôle de ta vie, l'inspecteur Axel Foley pourfendeur d'idées reçues et de protocoles ingérables sur une musique magique d'Harold Faltermayer. Pourquoi ne pas plancher sérieusement sur un scénario en béton et se donner les moyens de nous amuser, de nous faire vibrer et de nous émouvoir une nouvelle fois ? Seulement dans mes rêves devrais-je dire car le récent film de KirkPatrick glorifie le milieu de la finance générateur de misère et responsable de crise économique mondiale. Mais où est donc passé ta compagnie si admirable divinement contestataire ? Le fait d'avoir essuyé par le passé de gros échecs commerciaux freine peut-être les investisseurs de tes films ce qui perturbe aujourd'hui ta juste vision des choses ; est-ce la multiplication démesurée de tes activités (théâtre, comédien de doublage, vie sentimentale personnelle...) qui maintiennent rabattues tes oeillères ? Eddy, elles ne doivent pas te faire passer à côté de ta vocation originelle, la seule, la vraie, celle qui consiste à nous épater éternellement comme dans la série des flics de Beverly Hills que j'ai vu et revu si souvent... !
Pour Alix, le film « Dans ses rêves » est complètement Raté (sauf pour le doublage français exception faite du doublage de la gamine assuré par un enfant à la voix trop jeune) et la musique est Sans intérêt (malgré la présence d'un tube enregistré par un orchestre symphonique qui travaille ici au minimum syndical).
P.S. Recette pour ton prochain grand succès populaire, Eddy : élabore un scénario intemporel (la défense de la veuve et de l'orphelin) ou d'actualité (le combat pour la nature, les animaux en voie de disparition...), prends ton temps pour construire une histoire simple mais terriblement émouvante, rajoute au scénario beaucoup d'émotion et de rires tout en traitant de questions intelligentes de manière adulte sans oublier le cinquième élément du puzzle, recrute le compositeur à l'écriture extraordinaire pour assurer la musique du film . Tu souhaites obtenir un grand succès populaire depuis longtemps sans y parvenir vraiment ? Alors veille à mieux choisir tes personnages, Axel !
Pour en savoir + sur « Le flic de Beverly Hills », Eddy Murphy, Harold Faltermayer, Mel Hondo : cliquez ici |
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| Mettez un tigre dans votre moteur ! |
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Montage FX |
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L'INSTINCT DU CHASSEUR/Maneater, un film de Gary Yates (2006) avec Gary Busey, Ian D. Clark, Ty Wood, Diana Reis... Musique de Glenn Buhr. Un film distribué par RHI Entertainent.
Il s'en passe de drôles de choses dans la chaîne de montagnes des Appalaches : rêve éveillé, légende, chimère, enfant à l'imagination fertile, mutation génétique, monstre ? Pourquoi tant de morts aux membres déchiquetés ? Contrairement aux apparences, ce téléfilm pas si drôle que cela reste visible par toute la famille, les scènes d'horreur étant davantage suggérées que développées. Ici, pas d'effets spéciaux de niveau gore donc amateurs du genre, passez votre chemin ! Bien filmé, bien construit, bien joué et bien doublé, l'appréciation d'Alix ne peut être que Bonne pour ne pas avoir vu le temps passer. Le réalisateur, lui, prend son temps pour que nous puissions apprécier pleinement une scène ; à l'heure de la remise d'un Oscar pour une superproduction imbuvable aux moyens explosifs (Démineurs), le cinéma indépendant américain continue à produire de bons petits films et téléfilms qui permettent de passer un moment agréable seul ou à plusieurs. La musique adaptée n'est pas trop envahissante et le doublage français comme toujours excellent apporte sa franche contribution à l'ouvrage. Et puis la fin de l'histoire demeure aussi conventionnelle que l'ensemble de l'oeuvre avec ce sacré thème de la famille américaine reconstituée... Tant pis si les dents de la mère ne cachent pas un tempérament de tigresse ! Pour Alix, c'est Bien. |
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| Victor le petit français... |
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L'ENFANT SAUVAGE, un film de François Truffaut (1969) avec Jean-Pierre Cargol, Jean Daste, Françoise Seigner et François Truffaut. Extraits musicaux d'Antonio Vivaldi. Un dvd distribué par la MGM
Nu, sale, farouche, il se faufilait voûté dans les sous-bois. La rumeur disait bien qu'un être errait dans la forêt mais personne ne l'avait encore vraiment vu. En ce jour de l'été 1798, la paysanne en aura tellement peur que les chiens seront lachés sur « le sauvage : un mètre trente neuf, onze ans peut-être douze, la peau fine de couleur foncée, le visage ovale, yeux noirs, les cils et les paupières longs... ». L'enfant sera traité par les siens comme une bête de foire mais heureusement, le docteur Jean Itard à Paris s'en occupera sérieusement. Des écorchures, des déchirures, une quinzaine de cicatrices toutes différentes les unes des autres... Son premier problème sera pourtant ailleurs et expliquerait à lui seul les raisons de son abandon par ses parents. Pauvre petit d'homme ! Dans la véritable histoire de Victor de l'Aveyron qui aura abreuvé l'inspiration de François Truffaut, le pourquoi du comment ne sera jamais connu. Était-il vraiment si sauvage au point d'avoir pu se débrouiller seul pendant des années dans la nature ? Ce film, réalisé en noir et blanc - un parti pris -, révèle le professionnalisme du réalisateur français de surcroît scénariste et révélateur de talents : l'enfant acteur joue très bien son personnage difficile à interpréter et rend l'histoire passionnante, très crédible même si elle s'éloigne beaucoup de la réalité. Le cinéma doit toujours nous faire rêver et apporter sa contribution à l'acceptation de la différence. Pour Victor, rien n'est gagné. S'en sortira t-il, l'espoir est-il permis ? Un Excellent film pour Alix.
Une statue en mémoire de l'enfant sauvage est érigée à Saint-Sernin-sur-Rance, cliquez ici |
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| ... et petites victoires à l'américaine ! |
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LES NOUVELLES AVENTURES DE MOWGLI/The second jungle book : Mowgli & Baloo, un film de Duncan McLachlan (1997) avec Jamie Williams, Roddy Mc Dowall, Bill Campbell, David Paul Francis. Musique de John Scott. Un dvd distribué par Columbia Tristar.
Difficile de trouver intéressante une histoire d'enfant sauvage vivant seul ou entouré d'animaux encore plus sauvages que lui après avoir apprécié l'excellent film « L'enfant sauvage » de Truffaut ou savouré le superbe dessin animé « Le livre de la jungle » de Walt Disney. Pourtant le travail du réalisateur américain ne laissera pas insensible les plus jeunes téléspectateurs : un héros bien lisse et bien propre, des animaux bien gentils, des personnages à l'eau de rose pour une histoire bien simple mais ça marche, l'aventure se veut familiale. La présence de Roddy Mac Dowall pour sa dernière apparition à l'écran sauve a elle seule le film, quel talent notre cher Roddy non mais quel talent ! L'écrivain Rudyard Kipling pour sa part se sera peut-être inspiré des aventures de Victor de l'Aveyron pour construire la trame de son roman à moins de s'être laissé influencé par son séjour dans les colonies britanniques (les Indes) et la remontée de souvenirs d'une légende racontant les aventures d'un enfant élevé par les loups au plus profond de la jungle (voir ici Wikipedia). La musique de John Scott est terriblement efficace et relève également l'appréciation générale positive du film. Pourtant ce qui dérange d'un bout à l'autre, c'est le côté « lisse et transparent » de l'enfant acteur : cabotinage et singeries sont au programme de manière excessive voire pénible. Allez, il faut de tout pour faire un monde et séduire le plus grand nombre. Alix trouve ce film Très bon dans sa catégorie de films pour (très) jeunes enfants, la musique de John Scott est Parfaite.
Hommage à Roddy Mac Dowall page VI des compositeurs, cliquez ici. |
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LASCAUX préhistoire de l'art & La nuit des temps, deux films d'Alain Jaubert (Lascaux, 1995) et de Roger Verdier (La nuit des temps, 1944). Un DVD Arte video, Réunion des musées nationaux et Éditions Montparnasse.
La chapelle Sixtine de la préhistoire, voilà comment appeler la grotte de Lascaux. Pour l'avoir visité avant sa fermeture au public pour d'évidentes raisons de conservation (les dégradations liées à la respiration humaine qui modifie l'équilibre fragile de la grotte, l'attaque de champignons, la ventilation, la pollution...), Alix trouve que ce surnom deumeure parfaitement justifié. Rien n'est plus beau que l'art pariétal exécuté de manière aussi artistique : oui, il y a plus de 15 000 ans, l'homme des cavernes connaissait le sens du mot beauté. Merci à cet arbre déraciné qui aura mis à, jour l'entrée de la cavité sur une petite vingtaine de centimètres ! Merci à Robot le chien qui aura flairé le bon coup en cette fin d'été 1940 en incitant son jeune maître et ses copains à y entrer ; merci à l'instituteur, au maire périgourdin, à l'historien, à toutes celles et ceux qui auront oeuvré depuis lors pour valoriser ce bijou inscrit au partrimoine mondial de l'humanité... en péril. L'homme mais surtout la grotte de Lascaux sont en effet tous deux en voie de disparition. Rien n'est en effet plus scandaleux que le manque d'investissement pour préserver ce chef d'oeuvre (la grotte) y compris sa réplique très sérieusement dégradée, Lascaux II ; prévue pour accueillir un maximum de touristes à proximité du sanctuaire et ne plus prendre de risques vis-à-vis des fresques originales, les animaux dupliqués sur les parois en béton par un artiste très doué sont elles aussi abîmées par manque d'entretien depuis une dizaine d'années. Merci au journaliste du quotidien Sud ouest pour cette révélation récente sur un « incroyable gâchis » y compris celui de l'utilisation de l'argent public : utilisé pour d'excellentes raisons, le suivi de la réalisation de fac-similes puis leur abandon lamentable se sont avérés catastrophiques. Comme c'est trop souvent le cas en France pour toutes les questions relatives à l'Art où l'on s'en fiche pas mal, c'est situation est désespérante. Voici un propos qui inciterait bien Alix à s'enfermer dans une grotte loin de la civilisation. Elle y dépeignerait l'environnement urbain qu'elle aurait fuit : des rapaces, des ours mal léchés, des gazelles, des muffles, des scorpions, des sangsues, des vampires, de grosses vaches et beaucoup d'autres bestioles répugnantes familières de nos entourages respectifs. Alors sur le fond, depuis 15 000 ans, qu'est ce qui a vraiment changé dans la vallée de l'homme ?
Alix trouve ce dvd Indispensable. Et pour en savoir + sur la grotte de Lascaux, cliquez ici, Lascaux le site officiel et Wikipedia. |
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| Prière en rouge et noir |
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SEMANA SANTA, un film de Pepe Danquart (2003) avec Mira Sorvino, Olivier Martinez, Féodor Atkine, Alida Valli, Luis Lopez Tosar, Jorge Bosh, Peter Berling... D'après le roman de David Hewson. Musique d'Andrea Guerra. Un dvd Buena Vista Home Entertainment.
Séville, une ville pas comme les autres (Sevilla en espagnol), phare artistique et culturel du sud de l'Europe, va devenir le théâtre de meurtres horribles liés de près ou de loin à la traditionnelle fête de Pâques très religieuse, la Semana Santa - la semaine sainte. Quelle est le malade qui se cache sous la tenue cagoulée d'un rouge vif couleur sang qu'il va faire couler avec acharnement pour d'obscures raisons, est-ce un fanatique ? Une jolie jeune femme va mener l'enquête. Fraîchement débarquée dans la capitale de l'Andalousie, l'ambiance devient de plus en plus fervente dans la rue quand le point culminant de la fête religieuse, la nuit de la Madrugá, voit le criminel s'exciter sur les gêneurs de sa vie : comment notre frêle policière va t-elle efficacement mettre un terme à ses agissements ? Quel secret renferme cette histoire compliquée remontant aux années sombres de l'Espagne, celle de la guerre civile où deux camps s'affrontèrent jusqu'à la mort, les franquistes et les républicains ? Le facisme a t-il encore quelque chose à voir avec ces assassinats et pourquoi ?
C'est un vrai plaisir de revoir dans ce polar une très grande actrice et comédienne des années 1930 à 2000 (quelle carrière, vous imaginez ça un peu ?!), la fiancée de l'Italie, Alida Valli. Présente dans de nombreux films italiens mais aussi américains et français, « Semana Santa » sera sa dernière prestation au cinéma ; merci cent fois au réalisateur Pepe Danquart pour ce très bel hommage rendu à la merveilleuse actrice italienne dans toute sa splendeur. Quelle présence à l'écran et quel regard toujours aussi envoûtant, Alix adore les actrices italiennes et Alida Valli tout particulièrement, nous en reparlerons, d'Alida !
Pour résumer Alix estime que ce film est Très bon malgré deux bémols, un tout petit bémol accidentel (de passage) pour l'acteur Olivier Martinez, très bon dans son rôle mais qui parle trop mollement par rapport à son personnage nerveux et impulsif et l'autre bémol, un gros double bémol celui-ci attribué à la corrida filmée comme une activité culturelle alors qu'il ne s'agit que d'une minable boucherie à ciel ouvert, pauvres pauvres taureaux (le parallèle entre la mise à mort de l'animal et les coups de couteau du tueur est évident, c'est bien pensé et bien fait). La musique du film demeure Parfaite du début à la fin, un subtil mélange de chants à l'unisson, de choeurs et d'orchestre symphonique, félicitations d'Alix au compositeur pour son talent. Il manquerait juste une petite mélodie mémorisable...
Site officiel d'Alida Valli, l'incontournable et infatigable artiste, cliquez ici (très nombreuses photographies de sa carrière, en français, italien et anglais) |
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| Au bout du pont le Cannes y pont la poule y couve (à répéter trois fois très vite) ! |
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LE RUBAN BLANC, un film de Michael Haneke (2009) avec Christian Fiedel, Leonie Benesch, Ulrich Tukur, Ursina Lardi... Palme d'or du Festival de Cannes en 2009 et Golden globe du meilleur film étranger en 2010. Un dvd TF1 vidéo.
ANTICHRIST, un film de Lars Von Trier (2009) avec William Dafoe et Charlotte Gainsbourg (Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 2009). Un dvd M6 Vidéo.
Ces deux films ont un point commun : ils ont été primés au Festival de Cannes en 2009. Pourtant ce qui les distinguent le plus ne se trouve pas dans les récompenses glanées ici et là. Leur point commun se résume en un seul mot : l'ennui. Haneke, le réalisateur du « Ruban blanc », nous avait déjà habitué à la lenteur de ses films avec « Dogville » en 2003 et surtout avec l'indigeste « Caché » où le premier quart d'heure du film consiste en un seul plan fixe d'une ruelle dont tout le monde se contrefiche totalement. Alix, toujours aussi mal lunée lorsqu'il s'agit de se farcir un film mou, statique, rigide et psychologiquement insipide, s'était rapidement endormie malgré la présence de Nicole Kidman dans le premier et de Daniel Auteuil dans le second. Avec « Le ruban blanc » elle vient de battre son propre record personnel en trouvant le sommeil au bout de deux minutes seulement, une chance car Alix aura évité l'image d'un canari transpercé par une paire de ciseaux ; c'est l'un des nombreux raffinements du film. La succession de quelques belles images de diapositives et la « voix off » lancinante ne sortiront pas Alix de sa torpeur, bien au contraire. Pour ce qui est de Lars Von Triers réalisateur danois de « Antichrist », on peut rajouter à ses films la pornographie, d'ailleurs, il en a fait la spécialité d'une de ses sociétés ; c'est une autre sorte de raffinement cinématographique. Dès les premières images, William Dafoe et Charlotte Gainsbourg font l'amour. Contrairement à Haneke où la violence est souvent suggérée, son collègue danois n'y va pas par quatre chemins. Pour s'assurer que l'on comprend bien ce qui se passe au cas où l'on serait tous devenus débiles profonds, il nous donne à admirer en gros plan et au ralenti s'il vous plaît l'appareil reproducteur masculin s'enfonçant avec assurance dans l'appareil génital féminin, le tout sur l'eau de la douche qui gicle... Inutile de vous faire un dessin, Alix avait les boules car elle ne supporte pas ce procédé choquant surtout quand on la prend à froid ! Du coup la suite de l'histoire ne donne pas envie de s'y pencher : sombre, lent, mou (mais pas toujours...), Charlotte Gainsbourg et William Dafoe sont ridicules et valent beaucoup mieux que cette farce assez minable. Pourtant ces deux films semblent faire l'unanimité de celles et ceux qui s'y connaissent en cinéma : « Fascinant et vertigineux, on est ébloui par l'esthétisme du film..», « Subversif et magistral, on est saisi aux tripes... », Mesdames et Messieurs les Critiques, les Professionnels avisés, les Grands philosophes du Septième art, les Présidents de jurys estimables, vous devenez affligeants. Mais que l'on se rassure, Alix la chroniqueuse autoproclamée ne fera jamais partie de ces sommités : elle aime le cinéma et se permet en spectatrice assidue dotée d'un esprit critique de Détester ouvertement ces deux films. Ah oui un dernier point commun entre eux : aucun compositeur n'a été recruté. À part quelques chants ou quelques notes entendues ici et là, un mot est absent des considérations des réalisateurs fats et coquins : la musique. Pour Alix, c'est un signe qui ne trompe pas. Le palmarès 2010 risque de confirmer la tendance à moins que le compositeur talentueux Alexandre Desplat, membre du jury puisse faire entendre sa voix sur l'importance prédominante de la musique dans un film... |
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| De l'or Monsignor... |
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EAGLE'S WING/L'étalon de guerre, un film d'Anthony Harvey (1979) avec Martin Sheen, Sam Waterston, Harvey Keitel, Stéphane Audran... Musique de Marc Wilkinson. Un dvd Seven Sept
Vous voulez voir un film rare mais précieux comme tout ce qui est recherché par les meilleurs spécialistes ? « Eagle’s wing » n’est pas un film ordinaire ; tourné à une époque où les indiens n’avaient pas encore très bonne presse malgré quelques tentatives heureuses ici et là avec « Little big man » ou « Un homme nommé cheval » par exemple, ce film est résolument européen dans le style et dans l’esprit tout en restant fidèle aux canons du genre : poursuites, choc des culture et confrontations des intérêts divergents des uns et des autres, cupidité et avidité des bons et des méchants… Humour, dérision, émotion, les scènes légères alternent avec les situations beaucoup plus dramatiques, résolument, vous n’avez pas le droit d’ignorer plus longtemps ce petit bijou cinématographique. Marc Wilkinson une fine lame de la musique de film a composé une partition parfaite qui soutien les images superbes des grands espaces. Le compositeur anglais né à Paris en 1929 s'est fait remarquer grâce à sa participation au film « If » qui racontait la révolte des étudiants dans une Angleterre conservatrice très à l'écart de la tempête qui couvait sous les crânes de 1968... Là encore si un adjectif devait définir « Eagle's wing » ce serait le mot Liberté. Celle du réalisateur Anthony Harvey à qui l’on doit de grandes réalisations oscarisées « Un lion en hiver » pour n'en citer qu'une, la liberté d'esprit de Martin Sheen qui aura toujours su choisir ses rôles en fonction de ses propres aspirations souvent à contre-courant de la pensée du moment et qui n'a pas donné la priorité à ses intérêts professionnels (on se souviendra de son engagement professionnel risqué dans « Apocalypse Now ») et aussi cette liberté si chère aux grands penseurs et philosophes, Liberté chérie... Les créateurs en ont tellement besoin ! Un Excellent film pour Alix.
Autres trésors du Septième art à (re)découvrir sur le site www.sevensept.net |
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| Aventures |
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HEIDI, un feuilleton télévisé de Tony Flaadt et Joachim Hess (1978) avec Katia Polletin, Kathi Böhm, René Deltgen, Stefan Arpagaus... D'après le roman de Johanna Spyri. Musique de Siegfried Franz. Un dvd L.C.J.
Difficile de trouver quelque chose de nouveau à raconter sur Heidi. De nombreuses versions sont réalisées presque tous les ans à travers le monde mais celle de Flaadt et Hess est la meilleure, de l'avis des spécialistes. Les deux enfants qui jouent les rôles principaux sont parfaits ; choisis parmi de nombreux candidats, leurs personnages respectifs d'Heidi et de Peter seront pourtant leur seule expérience cinématographique. En revanche la jeune Kathi Böhm dans le rôle de Clara, la petite-fille du célèbre chef d'orchestre Karl Böhm, continuera une brillante carrière à la télévision et au cinéma. Le comédien luxembourgeois René Deltgen assurera à son tour une prestation de très grande qualité mais qui sera pour lui aussi sa dernière apparition à l’écran, pour raison de santé. Bref, tout a déjà été dit et écrit sur le monde d'Heidi mais peut-être pas sur le compositeur de la musique du feuilleton, Siegfried Franz. Pianiste dans ses jeunes années (Alix n'arrête pas de vous dire que l'étude du piano comme instrument de base mène absolument à tout, en voici une nouvelle preuve), le musicien dans l'âme étudiera dans la meilleure école de Mannheim avant de devenir soldat pendant la seconde guerre mondiale. Il formera sous l’Occupation les chefs de choeurs de l'armée allemande, des troupes qui savaient défiler en se faisant aussi remarquer pour leurs maîtrise du chant guerrier (la grand-mère d'Alix se souviendra toujours de les avoir vu parader en chantant terriblement bien). À la Libération, Siegfried Franz changera de costume pour revêtir celui de chef d'orchestre au théâtre de Hambourg où il composera plusieurs opéras et musiques de films. Pour lui aussi, Heidi sera une dernière prestation de très grande qualité. Son fils s'orientera vers le cinéma ; caméraman, il se pourrait qu'il ne puisse s'empêcher, dès qu'il aperçoit le sommet d'une montagne, de siffler la belle mélodie composée par son père, une mise en valeur du générique du célèbre feuilleton par un thème simple, très efficace dans le style d'une musique allemande populaire ou bavaroise. Excessivement tonale aux temps bien marqués avec son harmonisation simple qui favorise la danse, c'est la joie de vivre qui symbolise le mieux cette version d'Heidi. Alix la recommande aux enfants, son appréciation est en conclusion Très bonne (images et son). |
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| Comédies |
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LA GUERRE DES BOUTONS, un film d’Yves Robert (1961) avec Martin Lartigue, François Lartigue, Pierre Trabaud, Jean Richard, Jacques Dufilho, André Treton, Michel Isella, François Boyer (co-scénariste du film)… D’après le roman de Louis Pergaud. Musique de José Berghmans. Un film distribué par Warner Bros
Yves Robert adorait la campagne ; il y vivait avec son épouse la comédienne Danièle Delorme. La vie en plein air aura stimulé à l'évidence leur imagination pour concevoir une nouvelle version du romain de Louis Pergaud déjà porté à l’écran en 1936 « La guerre des boutons ». La chance aidera à trouver les bons apprentis comédiens parmi plusieurs centaines d’enfants auditionnés : Martin Lartigue, fils du photographe Jacques-Henri Lartigue se retrouvera sélectionné ce qui comblera de bonheur Yves Robert : avec sa célèbre phrase « Oh ben mon vieux, si j’aurais su j’aurais pas venu » Petit Gibus aura prononcé cette réplique devenue culte pour toute une génération d’enfants à l’esprit rebelle et d’adultes attendris ; moment fort du film, les distributeurs n'y avaient pas vu un succès annoncé. Alors ce sont les américains qui financeront la distribution mondiale de « La guerre des boutons », des distributeurs hexagonaux pris en flagrant délit de « manque de nez creux ». Petit Gibus avec sa bouille de titi parisien, sa gouille et sa spontanéité deviendra Bébert deux ans plus tard dans « Bébert et l’omnibus » avant un parcours personnel qu’il orientera vers la peinture. En ayant abandonné adulte le milieu du cinéma qu'il trouvera bien trop ingrat à son goût, Martin Lartigue expose dorénavant en France et à l’étranger. Un artiste né ne se refait pas ! À noter dans « La guerre des boutons » la présence de son frère François dans le rôle de Grand Gibus : il est devenu pour sa part comédien professionnel.
Pour en savoir + sur Martin Lartigue, cliquez ici (infos Cinemotions)
BÉBERT ET L’OMNIBUS, un film d’Yves Robert (1963) avec Martin Lartigue, Blanchette Brundy, Pierre Mondy, Jean Richard, Michel Serrault, Jacques Higelin, Raymond Lefebre, Pierre Tornade... D'après le roman de François Boyer. Musique de Philippe Gérard. « La guerre des boutons » et « Bébert et l'omnibus » plus un bonus de quatre heures sur Yves Robert sont réunis dans le coffret dvd La Guéville Vidéo / Studio Canal
La la la le voici le voilà qui revient le Petit Gibus sur une musique du compositeur Philippe Gérard. Contrairement au thème de « La guerre des boutons » avec ses trois notes de l'accord parfait Majeur, la musique de « Bébert et l'omnibus » est liée à l'époque du tournage du film ce qui permettrait presque de réentendre quelques succès de Piaf ou d'Yves Montand pour lequel il écrira la fameuse « Chansonnette ». Sifflés ou joués à l'accordéon, les thèmes discrets nous plongent dans l'atmosphère des années 60. Nostalgiques s'abstenir... Yves Robert aimait les gens et la vie, nul doute qu'il relèverait aujourd'hui plus que jamais tous les travers de notre société complètement déjantée. Là-haut avec ses potes ils doivent bien se marrer et trinquer à notre santé : imaginez Philippe Noiret dans son lit à ficelles (voir ici Alexandre le bienheureux qui a révélé le talent de compositeur de musiques de films Vladimir Cosma) faisant son cirque mieux que ne le ferait Jean Richard sur le quai.... Enterré à Paris au cimetière Montparnasse, les fans du grand Yves déposent régulièrement sur le perron de son pavillon parisien (c'est une boutade) des boutons multicolores en mémoire de « La guerre des boutons ». Comment douter après cela de l'impact philosophique des films du grand Robert sur toute une génération ? |
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LES AUTRES/The Others, un film d’Alejandro Amenábar (2001) avec Nicole Kidman, Alakina Mann, James Bentley, Fionnula Flanagan, Christopher Eccleston… Musique d’Alejandro Amenábar. Un film Mars distribution / Dimensions films / Studio Canal
Le réalisateur espagnol né au Pérou Alejandro Amenábar est aussi compositeur à l’instar des talents conjugués en musique et en cinéma du français Christophe Barratier (voir ici), du hollandais Dick Mass (L'ascenseur, Amsterdamned, Issue de secours) ou de John Carpenter (voir ici). Quel bonheur que de pouvoir maîtriser l’image et le son même temps ! L’association de ces deux fondamentaux est très performante dans « Les autres », l’orchestre symphonique très lyrique aux arrangements légers (pas de redoublements de pupitres, des phrases mélodieuses sont jouée uniquement par un seul instrument soliste, pas d’usage excessif des timbales etc.) soutient une histoire originale. Le style général demeure très fluide et gracieux… Comme peut l’être un fantôme. Il vous faut voir ce film pour la première fois afin de mieux apprécier l’œuvre, vous apprécierez davantage encore la fin plus que surprenante. Au fait, ne soyez pas déprimé(e) avant de regarder l’œuvre car il est angoissant et fondamentalement stressant ; votre état ne pourrait pas s’améliorer et renforcerait même votre mine de déterré(e) ! La présence forte de Nicole Kidman parfaitement entourée par les autres (rôles) et l’excellence du doublage en français nous font passer un très bon moment cinématographique. Alix juge ce film Très bon tout comme sa musique parfaitement Adaptée. |
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L'EXPÉRIENCE INTERDITE/La brèche/The lifeforce experiment, un film de Piers Haggard (1994) avec Donald Sutherland, Mimi Cuzik, Vlasta Vrana, Miguel Fernadez, Corin Nemec... D'après une histoire de Daphne du Maurier. Musique d'Osvaldo Walvia. Un film Edito distribué par Fravidis.
Le grand Alfred Hitchcock aura porté trois nouvelles de la célèbre romancière anglaise Daphne du Maurier à l'écran : « L'auberge de la Jamaïque » publié en 1936, « Rebecca » en 1938 et « Les oiseaux » en 1952. Cette nouvelle histoire d'une expérience interdite directement sortie de l'imagination fertile de l'écrivaine mérite de s'y intéresser un moment tout comme l'a fait Piers Haggard pourtant spécialisé dans la réalisation d'épisodes de séries très diverses pour la télévision britannique ; ce travail pour le grand écran donnera un résultat assez satisfaisant du point de vue artistique (images et musique). Basée sur des synthétiseurs aux sons aujourd'hui désuets, la bande sonore imaginée par un compositeur resté inconnu s'intègre bien au suspense : verra t-on ce que peut vivre un mort après son décès ? Qu'y a t-il après le dernier souffle du mourant ? Donald Sutherland va t-il le découvrir et qu'en pense la CIA ? D'un abord difficile, le sujet traité demeure recommandé aux aventuriers du sourire perdu car bonjour la déprime ! Sans dévoiler l'intrigue jusqu’au bout, l'histoire triste d’emblée ne s'oriente pas vers le mélodrame, heureusement. Le milieu scientifique n’a jamais donné crédit aux croyances populaires ou religieuses. Les uns pensent que le corps est un tout et qu’il est impossible de dissocier une quelconque forme de vie sans le moteur qui le fait vivre au quotidien : quand le cœur s’arrête de battre, tout s’arrête. Pour les scientifiques, l’homme n’aurait donc pas d’âme. Les croyants, évidemment, pensent le contraire dans toutes les religions : si nous vivons en faisant le mal autour de nous alors le Paradis ou toute autre endroit béni nous serait définitivement fermé. Les expériences post-mortem vécues par quelques rares personnes revenues à la vie alors que les médecins les voyaient perdues décrivent toutes un tunnel où une lumière blanche très apaisante les attend…Il est pour le moins curieux que les mondes médicaux et scientifiques ne soient pas penchés sérieusement sur la question de la vie après la mort. Mais peut-être appartenez-vous à cette autre catégorie de personnes qui considèrent que la vie mériterait que l’on fasse plus et mieux pour en profiter pleinement et durablement plutôt que de délirer sur une suite qui ne connaît pas de fin ? Allez, assez raconté d'histoires maintenant et jugez par vous-mêmes le bien-fondé de « L’expérience interdite » à travers ce film qui fait vivre un cinéma pas encore crépusculaire. Alix trouve ce téléfilm Intéressant et sa musique tout autant.
LA VIE APRÈS LA MORT, le point de vue de 1000 questions.net, cliquez ici (en français) |
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| Tranche de vie |
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Montage FX |
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QUAND LA MER MONTE, un film de Yolande Moreau et Gilles Porte (2004) avec Yolande Moreau, Wim Willaert, Jacques Bonnaffé, Nand Buyl, Séverine Caneele... Musique de Philippe Rouèche. Un dvd Melimedias collection Les incontournables.
Irène est actrice et se produit avec son spectacle (un one woman show) sur les scènes de théâtre, les maisons de la culture, les salles de concert mais aussi dans les foyers de personnes âgées et dans les galas sous chapiteau... Une vraie vie d'artiste qui nécessite un minimum d'organisation et de sérieux. Il ne faut pas non plus stresser pour un rien et rester concentrée même dans les couloirs avant l'entrée sur les planches malgré qu'en véritable professionnelle, Irène connaisse parfaitement son texte. Répéter et rester zen, la journée d'Irène est bien rôdée : dormir, manger, se déplacer et jouer. La seule liberté qu'elle s'autorise s'appelle Portable : par les nouvelles que lui donne son mari sur la couleur des carreaux à choisir dans le cadre de la rénovation de sa maison, Irène lui demande de transmettre la bise à son fils et voilà un quotidien bien règlé. D'ailleurs le spectacle va commencer. Celui du spectateur devant son poste de télévision car ce film est excellent surtout lorsque la panne d'essence intervient. Sur cette petite route entre deux bourgs, que va t-il se passer exactement et qu'est ce qui va commencer là ? Ne boudez pas votre plaisir plus longtemps si vous n'avez pas encore vu la mer monter : Yolande Moreau et Wim Willaert, un acteur incroyablement bon (une vraie découverte !) sont tous deux fascinants. Tous les acteurs d'ailleurs, du plus grand au plus petit rôle sont criants de naturel et de justesse. On y croit sans problème. Bravo, ce film est touchant par ses personnages attachants et Alix a-do-re ! Un film Parfait et une musique étonnamment Très bonne. Une production bardée de récompenses (César de ceci et de cela, Prix Louis Deluc...) ; rien d'étonnant à cela en revanche car la capacité à savoir ce qui est bien n'a pas encore tout à fait disparu chez nos compatriotes francophones. À noter la présence de ce dvd dans les bacs de certains distributeurs à un prix de 3 euros environ (un film en 5.1 qui permet de bien apprécier la fanfare avec sa basse en cuivre qui ne fait pas semblant de jouer, les arrangements sont excellents). Quel plaisir ! |
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| Psychologique |
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Montage FX |
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OBSESSED, un film de Steve Shill (2009) avec Beyoncé Knowles, Ali Larter, Idris Elba… Musique de James Dooley. Un dvd TF1 Vidéo.
« Obsessed », que nos cousins québécois appellent « Obsédée » et ils ont bien raison n’est pas un grand film incontournable ; il en possède pourtant tous les ingrédients. Sur une trame psychologique basée sur les relations humaines, l’action et les rebondissements ne manquent pas. Malgré cela le film n'atteindra pas les sommets d'« Obsédé » de William Willer en 1965 dans un scénario différent il est vrai. Bref, chaque acteur interprète ici un rôle difficile, d’ailleurs ils vous le diront tous, aucun rôle n’est jamais facile : le mari persuadé qu’il restera fidèle toute sa vie jusqu’au moment où la voie royale cède la place au cauchemar à cause d’une collègue de travail très entreprenante, une secrétaire intérimaire complètement obsédée et très dangereuse en présence d'une épouse qui ne verra rien venir... Comment va tourner cette histoire somme toute banale qui pourrait s’arrêter aussi vite qu’elle a commencé ? Va-t-elle déboucher sur un gigantesque combat de femmes ? Bien filmé, bien monté (sans jeu de mot scabreux), on ne s’ennuie pas de voir les efforts fournis par la jolie blonde écarlate de service pour s’attirer les bonnes grâces du beau mâle à peau noire pendant que sa charmante épouse doté d’un physique « plus enveloppé » l’attend sagement à la maison autour d’un bon petit plat chaud… Les clichés, les poncifs, les stéréotypes, on en rencontre pas mal dans ce film, même la scène finale rappelle celle de « La guerre des Rose ». On pardonnera donc aux bâtisseurs de cette première œuvre les quelques défauts de base, le réalisateur et les acteurs principaux étant sevrés depuis plusieurs années aux séries télé (Rome, Urgences, Les Soprano…) ; tous débutent sur le grand écran avec « Obsessed » sans manquer de talent ni de réussite. À noter que le film a été distribué en France sur dvd seulement mais pas dans les salles de cinéma (bravo l'esprit artistique) et le doublage en français reste néanmoins excellent. La musique est consituée de reprise des tubes de variété et malgré quelques notes qui se font entendre par-ci par-là sans passion, la contribution de James Dooley pour « Obsessed » reste minimaliste, dommage. Alix trouve ce film Bon et regrette l’absence d’un véritable travail de création autour de la musique du film. |
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