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 | Les musiques de films (IV) |
Michel LEGRAND, compositeur |
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Un 33 tours dédicacé à FX ! |  |
Impossible d'évoquer la musique de film sans penser à lui. Impossible d’écouter une musique de film sans se souvenir d’une de ses mélodies. Impossible de parler orchestration sans se référer à ses arrangements colossaux. Je veux parler de Michel Legrand. Dès l’âge de quatre ans, un film avec Tino Rossi en chef d'orchestre lui fait choisir sa voie. Il n’en démordra plus. C’est que bon sang ne saurait mentir : son père, Raymond Legrand, professionnel reconnu dans la musique instrumentale, lui permet de faire ses premières armes dans le métier. Sa mère est chanteuse (elle double Catherine Deneuve dans Les parapluies de Cherbourg) et son oncle est un célèbre chef d'orchestre, Jacques Hélian. De sérieuses études musicales à la clé, « le petit jeune qui promet » travaille comme un forcené ; vous savez, c’est ce genre d’investissement personnel que seuls les vrais passionnés romantiques peuvent connaître : ce n’est pas l’arrivisme qui le pousse en avant, c’est le rêve et l’espoir qui le projettent dans le futur. Le réalisateur François Reichenbach lui ouvre les voies du succès avec le documentaire « L’Amérique insolite » et dès 1959 le Spoutnik Legrand est lancé sur orbite : c’était écrit, La Nouvelle vague du cinéma français ne pourrait se concevoir sans lui. |
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4 CDs et 5 h. de musique ! |  |
Camarade, il ne le fut pas que sur le papier à musique ; les amitiés du compositeur avec les meilleurs réalisateurs mondiaux de films et la reconnaissance de son immense talent permettront de créer les occasions nécessaires vers l’explosion de ses énormes capacités artistiques. Tel « Une pierre que l’on jette dans l’eau vive d’un ruisseau et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l’eau » (paroles françaises de la chanson « Les moulins de mon cœur » du film « L’affaire Thomas Crown »), Michel Legrand rebondit sur les commandes, plonge dans l’inspiration et ressort toujours la tête hors de l’eau. Promis/juré, il ne se noierait pas dans le déferlement de l’Océan Pacifique qui allait naturellement monter au galop en risquant de changer sa nature, ses convictions et sa personnalité. Michel Legrand est resté plus fort que le chant des sirènes hollywoodiennes, il est devenu un raz-de-marée qui submerge tout sur son passage et même les plus récalcitrants resteront marqués par son génie. C’est que personne n’y croyait, en France, au film « Les parapluies de Cherbourg » mais la ténacité des copains de l’époque (le grand Francis Lemarque faisait partie de la bande) et l'estime du public déboucheront sur d’autres amitiés, américaines celles-là : Henry Mancini le prendra sous son aile protectrice. Recommandé à Norman Jewison, il écrira cette fameuse musique du film « L’affaire Thomas Crown »… Le frenchy débutant aux States obtiendra immédiatement son Oscar et le succès planétaire le propulsera vers de nombreuses autres sollicitations. Continuellement à la recherche de nouvelle idées et de défis à relever (comme la composition du film « Un été 42 » réalisée en quelques heures et qui demeure un vrai bijou pour les oreilles), ce voyageur des cinq continents, pianiste de jazz émérite, jouera avec les plus grands. C'est que Legrand et les grands sont unis pour toujours ! |
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|  | Mais seul sur scène pendant deux heures de temps avec un piano, le spectacle est déjà suffocant, étourdissant, jubilatoire. C’est un monstre de virtuosité et de facilité. En représentation, Michel Legrand est plus que déconcertant, il est insolent. Alors un parcours exceptionnel et une carrière brillantissime non achevée justifiaient amplement le CD « Le cinéma de Michel Legrand ». C’est encore l'ami Stéphane Lerouge qui nous propose la saga mélodique et harmonique d’un homme entré de son vivant au Panthéon des meilleurs musiciens. Ceux qui ont l’âme pure d’un être sensible et le cœur d’un amoureux de la vie, des belles choses et du travail bien fait. En fait, c’est l’album d'un artiste complet. Ils sont si rares...
Parmi ses meilleures musiques, il faut retenir en priorité « Picasso summer » du film « Un été 42 » de Robert Mulligan en 1971. Assurément l'une des plus belles musiques de films jamais composée pour le cinéma avec une mélodie magnifique et l'harmonisation d'une très grande originalité, c'est de toute beauté. Comme bon nombre des compositions de Michel Legrand, cette composition est constituée d'une marche harmonique. Pour en savoir + sur cette technique d'écriture musicale, rendez-vous en bas de page « B.a-ba de la composition ». Avec le dessin animé « Oum le dauphin » et son thème mélodique joué au saxophone soprano (surnommé la carotte), les thèmes sont inoubliables et sont la marque de fabrique de cet artisan surdoué. Quand il chante ou lorsqu'il démarre ses onomatopées, là, parfois, il se la joue un peu trop Legrand mais comment pourrait-on le lui reprocher ?
* Liste de l'oeuvre de Michel Legrand : Wikipedia
*Pour écouter des extraits de ses compositions les plus fameuses : Music me
* Critique du téléfilm La bicyclette bleue dont la musique est signée Michel Legrand, cliquez ici
Photo : Steve Mac Queen et Faye Dunaway dans L'affaire Thomas Crown, un film de Norman Jewison (United Artists, 1968). Photo The Kobal Collection, Londres |
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| Saga |  |
Laëtitia CASTA |  |
LA BICYCLETTE BLEUE, un téléfilm franco-italien en trois épisodes de Thierry Binisti (2000) avec Laetitia Casta, Georges Corraface, Sylvia De Santis, Virgile Bayle, Stéphane Audran, Jean-Claude Brialy... D'après le roman de Régine Deforges. Musique de Michel Legrand. Un film produit par Christian Charret, Sandra d'Aboville, Gétévé, France 2, France 3, la Rai...
Si vous connaissez Scarlett et le domaine de Tara, Rhett Butler et les plantations de coton alors oui, vous trouverez que l'histoire de la romancière Régine Deforges est calquée sur celle de Margaret Mitchell. Ses héritiers également puisqu'ils ont intenté un procès pour plagiat ; après sept années de procédure ils y ont finalement renoncé. En revanche si vous ne connaissez pas la trame d' « Autant en emporte le vent » ou si vous savez apprécier une création sans à-priori, vous pourrez adhérer au téléfilm « La bicyclette bleue » sans souci. Laetitia Casta, mannequin, top-modèle, actrice et comédienne donne le change du haut de ses 22 ans pleins de naturel et honnêtement, elle joue bien. Les autres acteurs et comédiens défendent eux aussi leurs rôles avec conviction, la réalisation du téléfilm reste parfaite. À son tour, la musique de Michel Legrand apporte une dimension supplémentaire nécessaire à cette grande aventure humaine hors du commun étalée sur une période sombre de l'histoire de France - et du monde -. Parfois, l'excessif compositeur se permet comme à son habitude une orchestration grandiloquente ou une mélodie de générique que pourrait revendiquer Jacques Demy, niaise et pompeuse à souhait mais superbement sauvée ici par la pureté de la voix de Liane Foly. La chanson de l'héroïne est très belle alors oublions vite ces petits, tous petits défauts : quand on est l'un des plus grands compositeurs de musiques de films et que l'on possède un talent fou, fou, fou, fou, il faut bien placer ça et là une petite critique pour lui garder les pieds sur le sol, à notre ami...chel ! La vraie critique, on doit la porter sur l'enregistrement : effectuée par l'Orchestre de Bratislava probablement pour une histoire de coût, la production donne le triste exemple de la décentralisation dont le peuple français dans sa grande sagesse refuse tout net la fatalité. Bon diou, n'existe t-il pas suffisamment d'instrumentistes et d'orchestres gaulois capables de jouer du Michel Legrand et d'en jouer bien ? Sommes-nous dans l'incapacité de faire preuve d'un minimum de lucidité en dotant le pays d'une structure musicale et technique (post-production, mixage etc.) d'un prix abordable toute dédiée au Septième art ? Hélas quelques tentatives passées ont échoué, preuve que tout va mal ici bas pour ce genre musical majeur. Alix aime ce téléfilm et sa musique qu'elle trouve Très bons malgré un manque évident de moyens, la fin de l'histoire prenant(enfin !) la tengeante du roman de Margaret Mitchell. Les dialogues de Jean-Loup Dabadie, les décors et la période du film traversée nous apportent le dépaysement indispensable pour adhérer pleinement au scénario, au moins jusqu'aux deux tiers du programme avant l'étalage de quelques longueurs et d'états d'âme longuets et superflus. |
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| Dérapage com...passé ! |  |
Photo La Cinémathèque française |  |
La Cinémathèque française a organisé une rencontre avec Michel Legrand. Une soirée magnifique, extraordinaire dans laquelle les passionnés de musiques de films se sont retrouvés dans un écrin de musicalité rare, Michel Legrand ayant démontré une nouvelle fois son génie créatif en tant que compositeur et instrumentiste virtuose. Tout ce beau monde, musiciens, acteurs, spécialistes et public interactif est entré ce soir-là en communion. Mais un dérapage aurait pu tout gâcher suite à une idée à la... Comparer une musique de film de John Barry avec une musique de film de Michel Legrand ! Même film, même scène, les spectateurs ont d'abord assisté à la diffusion de la version de John Barry retenue par le réalisateur du film « La flèche et la rose » de Richard Lester avec Sean Connery et Audrey Hepburn puis la version de Michel Legrand, sollicité en premier mais finalement débouté par ce même réalisateur. Commentaire du Directeur général de la Cinémathèque française visiblement emporté dans un élan jubilatoire en faveur du visiteur d'un soir : « Y'a pas photo ! ».
Pourtant le commentaire d'Alix sur la question est sans concession : la partition fuguée et atonale pour violon, violoncelle et deux orchestres à cordes de Michel Legrand (l'une de ses préférées) dérange dans un film historique, c'est une question de goût personnel, évidemment, on aime ou on n'aime pas. Alix déteste. Quant au violon d'Ivry Gitlis, le grand copain de Michel Legrand, si émouvant instrumentiste dans le film « La bûche », n'a rien à faire lui non plus dans le contexte historique : tout cela nous ramène un peu trop au XXe siècle. Le réalisateur Richard Lester aimait énormément le travail effectué par le compositeur français mais il n'en voulait pas dans son film, on comprend mieux pourquoi. Alors Monsieur le Directeur de la précieuse Cinémathèque française « Y'a vraiment pas photo ? ». Est-ce ainsi que l'on traite le choix des professionnels, en l'occurence le réalisateur ? Que peut bien apporter cette comparaison snobinarde et totalement irrespectueuse d'une oeuvre aboutie ? On sait parfaitement que Michel Legrand ne compose pas comme John Barry et inversement proportionnel ; si l'une des musiques de l'un ou de l'autre s'avère être résolument meilleure pour tel passage ou tel autre d'un film, revenir sur des choix assumés par un réalisateur maître de son bébé n'est pas une démarche sérieuse. Comparez par exemple la version parfaite de John Barry dans « King Kong » avec ce qu'aurait pu proposer Michel Legrand à l'époque, y'aurait pas photo non plus et ainsi de suite, pourquoi ne pas refaire entièrement l'histoire de la musique de film ? Michel Legrand a composé des musiques de films d'une incroyable beauté, probablement, un summum dans le domaine : ne les comparons pas au travail qu'aurait pu fournir d'autres compositeurs à sa place, tout cela n'a aucun sens. Dérapage ! Ce manque de tact et de délicatesse des organisateurs de la soirée ne servait pas les intérêts de Michel Legrand qui n'avait plus besoin qu'on encense exagérément ses qualités surtout au détriment d'un collègue tout aussi illustre que lui mais différent, juste différent. Ce comparatif entre deux compositeurs plus que respectables était une idée incongrue dans une soirée plus que remarquable. Nul n'est parfait.
Lien vers la page traitant le sujet (blog de La Cinémathèque française) |
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| Guerre |  |  |
L'affiche du film |
INDIGÈNES, un film de Rachid Bouchareb (2007) avec Roschdy Zem, Samy Naceri, Jamel Debbouze, Sami Bouajila... Musique d' Armand Amar.
Pourquoi ce film est-il remarquable ? Pour le scénario qui sonne tellement juste, pour la réalisation parfaite, pour les cadrages et la photographie d’une grande beauté qui n'enlève rien au réalisme des scènes ce qui est déjà en soi une performance, pour les acteurs qui effectuent une excellente prestation dure et pleine de finesse à la fois avec un Roschdy Zem époustouflant (on devrait le voir beaucoup plus souvent dans de grandes productions cinématographiques !)… Les qualités contradictoires caractéristiques des grandes oeuvres sont parfaitement maîtrisées et on retrouve dans la musique du film des éléments forts qui pourraient s’opposer mais qui, finalement, s’accordent : la musique est présente et discrète, africaine et moyen-orientale, symphonique et légère, aux sonorités d’instruments classiques et traditionnels, tout cela à la fois. Le chanteur Cheb Khaled possède une voix chaude, magnifique de puissance dans une tessiture très étendue ; avec la musique d'Armand Masar ils donnent tous deux un relief et une profondeur aux images et à l'action du film. À l’instar de sa réalisation pour « Indigènes », le compositeur de la musique du film venait déjà de donner le ton de la série incontournable « La Terre vue du ciel » de Yann Arthus Bertrand et des films « Amen » de Costa-Gavras, « Bab’ Aziz » de Nacer Khemir et « Le couperet » de José Garcia, entre autres créations. Dans « Indigènes », toutes les composantes sont réunies pour permettre au spectateur d’entrer dans l’histoire du film et de celle de ses hommes à la destiné incroyable. Il est à noter que le film a aidé à la prise de conscience et à la reconnaissance collective très tardive de la société française et de ses dirigeants successifs sur le sort des anciens combattants du continent Africain pendant la dernière guerre. Tant de promesses simples et légitimes leurs avaient pourtant été faites, à ces héros jusqu'ici délaissés dont beaucoup sont morts pour la France Libre… Nous leur devons une reconnaissance éternelle.
Armand Amar a également composé la musique du film « Comme ton père » de Marco Carmel, « Home », « Le concert » et la musique du téléfilm « Sagan » sur la vie de la très spéciale Françoise Sagan (avec l'excellente Sylvie Testud). Quant au nouveau film de Rachid Bouchareb « Hors-la-loi », il crée l'évènement au Festival de Cannes 2010. Tant mieux et merci car il était temps de sortir des rails en réveillant les gens et les choses par la plus belle invention de l'homme. Le cinéma ! |
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| Comédie ? |  |  |
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LE CONCERT, un film de Radu Mihaileanu (2009) avec Alexei Guskov, Dimitri Nazarov, Mélanie Laurent, François Berléand, Miou-Miou... Musique d'Armand Amar. Une coproduction européenne (France, Belgique, Italie et Roumanie)
Ce film n'est pas bien noté par Alix : elle le trouve inutile, ce qui est un jugement terrible. En cherchant à créer une ambiance humoristique, le réalisateur le transforme involontairement en parodie, bon sang, ça crie et ça s'agite dans tous les sens à en devenir ridicule. Les musiciens classiques mais aussi les diverses communautés représentées y sont décrits de manière outrancière et fortement contestable. Le sujet de fond (la persécution de musiciens juifs sous la botte stalinienne) était suffisamment grave pour être traité de façon beaucoup moins légère alors non, la musique n'adoucie pas toujours les moeurs. Faire croire au grand public inculte en matière de musique classique qu'il suffit de vouloir pour pouvoir est un acte irresponsable. Non, des musiciens qui n'ont jamais répété ensemble depuis trente années ne peuvent pas du jour au lendemain interpréter brillament un concerto aussi difficile que « le » Tchaikovski pour violon et orchestre, d'ailleurs, l'actrice française Mélanie Laurent se discrédite elle aussi en mimant maladroitement la concertiste française Sarah Nemtanu. L'investissement professionnel de l'actrice reste bien entendu incontestable mais vouloir faire de son mieux ne signifie nullement que l'on arrive à se rendre crédible dans un domaine artistique aussi spécialisé que le violon classique. Une histoire qui aurait pu être passionnante dans les faits devient un scénario « tiré par les cheveux » et n'intéresse pas une seconde les mélomanes friants de véracité, dites, ce n'est pas aux vieux singes que l'on apprend à faire la grimace ! Les musiciens français et roumains jouent les artistes russes et nous livre comme d'habitude une interprétation orchestrale propre mais froide. Armand Amar pour sa part fait preuve de talent dans ses musiques « césarisées » malgré leur utilité restreinte. Pour en finir avec la coda, Alix ne vous recommande pas ce film ou à peine. Quand on pense que plus d'une centaine de professionnels ont planché des mois pour aboutir à ce constat peu sonore... C'est très déconcertant ! |
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Yann Arthus-Bertrand, Luc Besson |
Pour en savoir + sur Armand Amar, cliquez ici (infos CinéZik)
Le site officiel de Khaled, cliquez ici
La fiche technique et les secrets de tournage du film Indigènes, cliquez ici (infos Allociné)
Armand Amar vient de composer la musique du film évènement Home, voir ici (info YouTube). Sa musique est une reprise des thèmes et arrangements entendus dans la série « La Terre vue du ciel » toujours de Yann Arthus Bertrand avec lequel le compositeur semble bien s'entendre : leur collaboration soutenue par Luc Besson (photo ci-contre) engendre des sonorités venues du fin fond des déserts africains et australiens, une chanteuse domine l'orchestre de sa voix limpide et céleste, les cordes apportent la sérénité necessaire au moment voulu, bref, de la bonne musique instrumentale avec ses ambiances grandioses très « world music/musique du monde » en version symphonique le tout pour la bonne cause, aider à la prise de conscience que nous avons beaucoup de chance d'être un humain et que cela implique des devoirs. On retient sa respiration devant la hauteur de la tâche restant à accomplir.
Il faut sauver la Terre : pour écouter la version intégrale de la musique emblématique des Mélodies Modernes, cliquez ici |
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Vladimir COSMA, compositeur |
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P.Mondy, M.-C.Barrault ''Petit déjeuner compris'' |  | Vladimir Cosma était-il conscient de ce qui venait de lui tomber dessus en cette année 1967 ? À l'âge de 27 ans, tout simplement le début de la consécration d’un compositeur prolifique ! Un an plus tôt, il effectue les arrangements des musiques de films de Michel Legrand qui n’a pas besoin, bien entendu, d’un Adjoint pour réaliser ce qu’il est parfaitement capable de faire lui-même s’il n’y avait ce fichu problème de temps : pour les plus bosseurs toutes activités confondues, les journées ne durent que 24 heures ! Occupé par la montagne d’arrangements pour « Les demoiselles de Rochefort » et d’autres films encore, le travail d'orchestration effectué à cette époque par Vladimir Cosma pour Legrand s’avéra donc très appréciable. Et comme si cela ne suffisait pas, Yves Robert, l’un des réalisateurs de nos meilleurs films français, sollicita à la même période folle Michel Legrand pour « Alexandre Le Bienheureux ». Bien trop occupé, Michel Legrand se résignera à céder sa place à Vladimir Cosma. Et c’est parti mon kiki ! Sachant saisir sa chance et grâce à son talent, grâce aussi à son inspiration et aux cours de Nadia Boulanger (la formatrice incontournable qui aura formé tant de compositeurs de premier plan, voir ici l'article des pages suivantes sur Laurence Rosenthal), Vladimir Cosma ne regrettera pas son métier de compositeur pour le cinéma alors que s’amorçait une brillante carrière de violoniste concertiste. Car on ne peut lutter contre sa destinée. Heureusement pour lui, heureusement pour nous ! Suivra sa musique pour la série télé « Les aventures de Tom Sawyer » : pour écouter la musique du générique, cliquez ici (site Coucoucircus). |
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|  | Compositeur attitré des grandes comédies françaises, des meilleures séries T.V. et téléfilms mémorables, Vladimir Cosma nous enchantera en 1984 dans « La septième cible » avec Lino Ventura l’Inoubliable. Il confiera la partition de violon solo à un autre éternel voyageur-citoyen du monde qui fait lui aussi la richesse de notre pays et de notre planète : l’exceptionnel Ivry Gitlis. Quel magnifique affiche au programme ! De manière générale, la musique de Vladimir Cosma est légère, impalpable et pourtant terriblement présente ; cela tient au fait que des instruments au son doux et suave comme l’ocarina par exemple (une petite flûte, véritable petite boule de bois) dans « Alexandre le bienheureux » ou la flûte de Pan (voir article ici) dans « Le grand blond avec une chaussure noire » ou bien encore la flûte irlandaise dans « Les roses de Dublin » (série TV) devancent un orchestre léger aux cordes aériennes jouant spiccato. La liste des compositions du discret musicien est interminable pour notre plus grand bonheur (film Le Jouet, voir ici). Et pour mieux nous soûler de ses délices, le malicieux artiste aime à reprendre dans un film un thème déjà utilisé dans un film précédent, histoire de brouiller les pistes et de nous donner une seconde chance d'entendre ses orchestrations d’une jeunesse universelle et indémodable, extraordinairement passe-partout. À moins qu’à son tour Vladimir Cosma ne devienne trop occupé par son travail jusqu'au point de demander à un jeune compositeur de bien vouloir lui donner un coup de main pour l’aider à écrire quelques arrangements si vous voyez ce que je veux dire… La boucle serait bouclée ! |
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CD Larghetto Music distributeur Sony Music France |  |
Rassurons-nous : le témoin n’est pas encore transmis et Vladimir Cosma nous surprendra toujours, comme il sait le faire notamment dans ses œuvres dites « plus sérieuses », œuvres à résonance dramatique et non présentées dans le cadre d’une musique de film, ce genre musical qui souffre toujours du manque de reconnaissance de quelques critiques idiots ou de mauvais coucheurs du showbusiness sans parler du mépris manifesté par le monde antipathique et sclérosé de la musique classique, exception faite des meilleurs à l'esprit forcément ouvert et réceptif à toute forme de création artistique... Vladimir Cosma pourra toujours se rassurer en constatant son succès auprès du grand public qui lui est acquis et très fortement reconnaissant.
* Voir aussi dans ce site la critique d'Alix sur le film Le Jouet, cliquez ici
* Biographie complète et liste des compositions de Vladimir Cosma, cliquez ici (info. Les mille et une heures d'Arkadia)
* Un talent reconnu sur le Portail de la Sacem, cliquez ici
N.B. Ne pas confondre le compositeur Vladimir Cosma avec le compositeur Joseph Kosma, père de nombreuses chansons françaises devenues très populaires (Les feuilles mortes, par exemple). Pour en savoir + sur ce dernier, cliquez ici (infos France Hongrie 13, en français).
À NOTER : Vladimir Cosma se produira en concert, fait rare, au Théâtre du Châtelet à Paris le 9 mars 2010. |
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| Bonjour la vie... |  |
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Voici quarante ans jour pour jour, un réalisateur inspiré se lançait dans l’écriture d’un scénario surréaliste et commençait sa brillante carrière de dialoguiste. La révélation d’un génie. Son histoire ? Un agriculteur qui travaille, travaille, travaille sans relâche. Vous imaginez, 120 hectares, il faut bien que quelqu’un s’en occupe ! Mais « la Grande » son épouse le faisait tant trimer qu’après sa disparition accidentelle, Alexandre se mit à revivre. Enfin il retrouva le sommeil et se mit à pêcher, à manger, à respirer, à contempler les fleurs de carottes « Tu vois le Chien, c’est ça, la vie ». Notre bonhomme n’est pas un fainéant, il fait juste preuve d’oisiveté. Disons que c’est un contemplatif. La différence ? L’un ne veut rien faire tandis que l’autre s’intègre et observe le ciel, les oiseaux, les couleurs du temps. Il joue sa musique, vagabonde avec le chien l’esprit éveillé, en fait, il est toujours occupé ! Avec ce film Yves Robert le visionnaire stigmatisait l’évolution de la société française de 1967 : « bosser plus pour gagner plus » n’est pas un slogan nouveau, demandez à ces derniers mineurs de 13 ans et à ces marins-pêcheurs guère plus âgés ce qu’ils en pensaient à cette époque… La queue, on ne la faisait pas sur le trottoir pour s’arracher le dernier gadget débile à la mode. On souhaitait plutôt ne pas avoir à la refaire pour obtenir sa baguette de pain. Alors pour contrer les futurs ravages de l’agriculture intensive, des élevages en batterie, du remembrement et de l’appât du gain, il fallait bien un film pour nous prévenir de la perte à venir de nos vraies valeurs. |
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Quarante ans plus tard, demandez aux bénévoles qui emmènent les gamins aux matchs de foot ce qu’ils pensent de l’ouverture des magasins le dimanche. Pourquoi la France est-elle le pays où les associations de type Loi 1901 sont les plus développées ? Pourquoi les français ont-ils été si généreux et accueillants jusque dans un passé récent ? Pourquoi participe t-on en masse au Téléthon ? Pourquoi aime t-on encore déjeuner correctement plutôt que d’engloutir des hamburgers aseptisés ? Pourquoi désirons-nous l'avènement d'une autre politique et pourquoi aime t-on à la fois les Israéliens et les Palestiniens ? Pourquoi voulons-nous l'arrêt de la violence, du racisme, des guerres et de la haine ? Savons-nous encore ce que signifie « l’art de vivre à la française » à l’heure de la mondialisation et du clonage, du nivellement par le bas et de l’intoxication médiatique ? Nous Français nous voulons garder notre droit fondamental d’être humain évolué et civilisé : vivre et nous voir vieillir tranquillement sans être constamment assourdis par des promesses de jours meilleurs car les années passent, les impôts et les taxes n’en finissent pas de tomber mais rien n’y fait, la société engendre toujours plus de pauvres en témoigne l'affluence aux Restos du cœur. Le stress augmente proportionnellement à la surexcitation quotidienne (il suffit de se retourner d'une vingtaine d'années et observer l'attitude calme et pondérée des gens dans les films ou à la télé pour s'apercevoir à quel point nous sommes devenus complètement malades des nerfs), les maladies, la connerie humaine et la folie celle-là même que l’on rencontre chez nos plus hauts dirigeants mondiaux nous font vivre une bien triste époque. Oui, la société française s’est modernisée, l'accès à la culture s'est démocratisé, les femmes ont lutté pour obtenir un statut plus digne, la population enfante… Mais sommes-nous vraiment plus heureux aujourd’hui qu’hier ? Et demain, à neuf milliards, resterons-nous encore un peu français avec notre caractère cocardier, notre faculté de dire « non ! » et nos identités régionales superbes ? Nous voulons garder nos plaques minéralogiques avec l'indication du département. Que reste t-il déjà du petit commerce, de l'artisanat, du savoir-faire et de la compétence acquise durement au fil des siècles ? Nous voulons conserver nos élans de solidarité et nos particularismes si francophones et m... ! aux eurocrates de la sacro-sainte Commission de Bruxelles si ils ne sont pas d'accord. Allez, sur la superbe musique de Vladimir Cosma qui l'a lancè dans sa formidable carrière de compositeur de musiques de films, replongez dans l’atmosphère du film d’Yves Robert « Alexandre le bienheureux » avec l’extraordinaire Philippe Noiret et ses acolytes sublimes. Peut-être pourrions-nous aussi offrir pour la Noël ce DVD à ceux et celles qui en auraient le plus besoin histoire de leur remettre les idées en place… Mais hélas pour eux cette fois-ci, ils ne sauraient pas en tirer rapidement un quelconque profit !
Article sur Philippe Noiret page suivante |
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| Des jouets par milliers... |  |
Pierre RICHARD et Fabrice GRECO |  |
LE JOUET, un film de Francis Veber (1976) avec Pierre Richard, Fabrice Greco, Michel Bouquet, Jacques François... Musique de Vladimir Cosma. Produit par Pierre Richard. Une comédie aux 3 César.
Rambal-Cochet : qui n'a pas eu un jour le privilège de travailler avec un tel patron ? Quel bonheur vivait les employés dans les années 70 : il fallait exécuter les ordres et fermer sa gueule ou c'était la porte. Pire qu'à l'armée. C'était l'époque où le cinéma dit populaire pouvait encore se moquer des exploiteurs, ceux qui vivent dans la débauche de moyens financiers et qui s'amusent à prouver à leur enfant que tout, mais absolument tout peut s'acheter du moment qu'on y met le prix. L'argent n'était pas encore glorifié à l'excès, la valeur suprême restait la force des sentiments entre les êtres humains au détriment de l'ordre établi et de la raison du fric. L'exemple en est donné dans ce film très orignal au scénario bien ficelé ; Pierre Richard y tient probablement l'un de ses meilleurs rôles. Michel Bouquet est lui aussi parfait et l'excellentissime Jacques François reste la référence dans l'interprétation d'un personnage familier, celui du valet obséquieux, l'employé totalement soumis aux faits et gestes de son vénéré patron, la voix de son maître en quelque sorte. Lorsqu'il devient à son tour le dirigeant d'une grande entreprise à l'occcasion d'un autre film ou d'une pièce de théâtre, Jacques François impressionne par son jeu réaliste et amusant. Personne ne pourra oublier ses prestations extraordinaires. Le film décrit donc un milieu de personnalités repoussantes dans lequel évolue le petit et discret journaliste François Perrin. Il pourrait s'en sortir honnêtement et vivre sa vie ordinaire si un enfant ne venait à passer un jour par là, le fils de Rambal-Cochet... L'homme libre et indépendant qu'il pensait être va devenir son jouet.
Personne ne sait pourquoi ce très bon film n'a pas été édité en vidéo ni en DVD (sauf dans un pays de l'est allez savoir pourquoi). Espérons qu'une bonne âme comprendra qu'il s'agit d'un manque cruel dont les cinéphiles français, francophones et étrangers sont privés depuis beaucoup trop longtemps. Au fait, qu'est devenu le petit Fabrice Greco, lui qui donne le change à Pierre Richard avec tant de naturel et de facliité ? On ne l'a plus revu ensuite et c'est bien dommage car il semblait fait pour le métier. Si vous en savez plus, contactez Alix qui Adore le film et la musique légère et très adaptée du grandissime Vladimir Cosma alors au sommet de sa... puissance et gloire !
* Visitez le site officiel de Pierre Richard
* Pour écouter la musique du film : YouTube
* Pour écouter la version amateur d'un jeune musicien russe (le film est très connu là-bas), cliquez ici (Vladimir Cosma doit être fier de sa célébrité !) |
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| Georges ZAMPHIR, interprète |  |
Salut l'artiste ! |  |
Un cavalier qui surgit de la nuit… Son nom il l’écrit d’un Z qui veut dire Zamphir. Personne ne se souciait dans les années 60 et 70 de l’existence même d’une petite flûte de pan très usité dans le les Andes. Instrument traditionnel au son chaleureux, un vent de renouveau allait souffler à partir des plaines de Roumanie. Le brillant musicien Gheorghe Zamfir (ainsi écrit sans la francisation du nom) est né en 1941 et s’est inscrit au conservatoire de Bucarest. Après 120 disques d’or et de platine, plus de 120 millions de disques vendus et ce n’est pas fini croyez-moi, l’instrumentiste de génie enseigne aujourd’hui dans la ville qui l’a aidé à devenir « un monstre sacré » : interprète de fantastiques thèmes de musiques de films « Il était une fois en Amérique », « Karaté kid », « Kill Bill » mais surtout « Le grand blond avec une chaussure noire », musique de son compatriote Vladimir Cosma, cette fameuse mélodie que toute une génération aura chantonné... Digne représentant de la musique traditionnelle tzigane et roumaine, accompagné par ses amis musiciens au violon, au cymbalum, à la contrebasse, au taragot, à la clarinette et à la flûte de berger, l'artiste aura modernisé l’instrument à vent en utilisant du bambou chinois mais aussi par l’augmentation du nombre de ses tuyaux, un peu comme si l’on permettait à une flûte irlandaise fondamentalement diatonique de changer de tonalité en devenant chromatique sans pour autant perdre son âme. Cela dépend du talent du musicien et de la qualité de son répertoire. En ce qui concerne notre ami aucune inquiétude à avoir bien au contraire !
Sa biographie complète et portail de la Roumanie, cliquez ici (infos Wikipedia)
La relève est assurée : Nicola a 21 ans et se passionne pour la flûte de pan, il donne de nombreux concerts en Suisse romande et a enregistré plusieurs CD, pour découvrir son site cliquez ici |
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| Diatonique ou chromatique ? |  | |
Connaissez-vous la différence entre les deux ? Lorsque vous utilisez la flûte irlandaise vous devez au préalable choisir la tonalité dans laquelle vous allez jouer. La flûte en do, par exemple, ne vous permettra pas de produire des ré dièse ou des la bémol. Il existe donc une flûte différente pour chaque tonalité usitée. De manière générale les instruments diatoniques sont tout de même chromatiques mais en utilisant un artifice : l’accordéon lorsqu’il est diatonique utilise des clapets produisant une note différente en poussant et en tirant et ne permet pas de jouer dans toutes les tonalités (l'interprète doit parfois changer d’instrument d'une mélodie à l'autre selon la nature de son harmonisation) ; idem pour l'harmonica qui ne fait pas vibrer les lamelles de la même manière selon que l’on souffle ou que l’on inspire ; quant à la harpe celtique, plus petite que la harpe classique, elle permet de modifier le son d’un demi-ton en raccourcissant la longueur de la corde par l’utilisation d’un clapet logé à son extrémité supérieure. Le long bourdon des cornemuses s’explique donc par la persistance d’une tonalité inchangée tout au long d'un morceau. La grande majorité des instruments de l'orchestre symphonique classique est constituée d'instruments chromatiques mais finalement en diatonique comme en chromatique, la virtuosité est optimale lorsque l’on arrive à jongler avec tous les éléments en faisant oublier à l’auditeur que l’on utilise un instrument complexe quelque soit son type !
Assistez à l’opération d’un accordéon diatonique à cœur ouvert, nombreuses photos c’est super, cliquez ici (infos Jean-Luc Matte) |
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Décidément, les compositeurs de musiques de films peuvent posséder une bonne connaissance des règles de la composition musicale, ce seront leurs qualités personnelles et leur amour du jazz qui les amèneront au sommet de la discipline artistique. Créatif, imaginatif, révolutionnaire, John Barry est tout cela. Malgré ses débuts d’autodidacte, il monte un orchestre de variété avec six potes comme c’était la grande mode dans les années pop. 50/60. Pour faire marcher le groupe il s’obligera à se lancer dans les arrangements et mettra les instruments électriques à l’honneur dans son travail d’orchestration pour les studios d’enregistrement, procédé que l’on retrouve dans ses premières réalisations pour le cinéma. Quand il compose sa première musique de film en 1960 à 27 ans il a déjà bien « roulé sa bosse ». « Bons baisers de Russie », « Goldfinger », « Au service secret de sa Majesté » (le plus apprécié des fans du compositeur), les James Bond mythiques permettront un véritable démarrage de sa carrière même s’il œuvre avec d’autres collègues, Ken Thorne par exemple pour la formidable musique de la série T.V. « Amicalement Vôtre ». De véritables cartes de visite appréciées par les américains qui lui offriront la possibilité d’écrire pour un film atypique remarquable et remarqué, « Macadam Cowboy ». Et bien évidemment, à chaque fois, suivra un Oscar ! |
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Son style, il l’a importé avec lui d’Angleterre et son statut d’européen (culture, sensibilité, état d’esprit, vision du monde), son caractère (il aime la musique sombre, nostalgique et par conséquent les tonalités mineures) son goût certain (il vivra le grand amour avec Jane Birkin avant l'apparition d'un certain Serge...) doublé d’immenses capacités à inventer les sons qui valorisent le film auquel ils sont destinés, feront justement de John Barry le compositeur atypique parfait pour les films du circuit du cinéma indépendant comme des grosses productions hollywoodiennes. Il composera également des comédies musicales à gros succès ou au contraire qui ne tiennent l’affiche qu’une semaine mais peu importe, dans un cas comme dans l’autre, lorsqu’on a du talent, il trouve à s’exprimer coûte que coûte, j’en veux pour preuve l’un de ses récents albums hors cadre de film, « Eternal echoes » (2001) où il laisse libre cours à ses déambulations spaciales et musicales. John Barry serait un mystique que cela ne m’étonnerait pas ! Les années 80 verront la sortie de thèmes magnifiques joués par exemple à l’harmonica ou aux flûtes traversières sur fond de violoncelles romantiques, ces basses qui développent un mouvement mélodique d'accompagnement (contre-chant ou gammes et arpèges sur les notes des accords) qui donnent « un son » particulier à ses compositions. |
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Aux premières notes apparaîssent les premières images et l'auditeur sait immédiatement qu’il s’agit d’une musique de John Barry. Car ses musiques sont formidablement imagées. Les réalisateurs le resentent tellement fort qu'ils n'hésitent pas à donner souvent « carte blanche » au compositeur : le temps des scènes est déterminé en fonction de la durée nécessaire à la musique pour s'exprimer, pour se développer, ce qui crée ainsi une ambiance cinématographique très réussie. Le spectateur/auditeur en sort rarement indemne. Les mouvements mélodiques des parties basses de ses orchestrations, les violoncelles principalement, sont caractéristiques à son écriture ; on les retrouve dans l'excellent « King Kong » du réalisateur John Guillermin : rien de moins qu'une suite d'accords débouchant sur une suspension inquiétante du temps et un thème principal d'une grande beauté, mais vraiment d'une beauté rare, enchaîné dans de formidables changements de tons avec toujours ses contre-chants magnifiques -. Les premières compositions de John Barry sortaient déjà du lot, rappelez-vous son premier succès mondial « Vivre libre » pour lequel il obtint 2 Oscars entre 1966 et 68 avec ce film et « Un lion en hiver » -. Vinrent ensuite « Les aventuriers du bout du monde/High road to China », un bon film d'aventures avec Tom Selleck sur une des meilleures partitions de John Barry proche de celle de « King Kong » puis un film plutôt calme contrairement à son titre français totalement décalé « La guerre des abîmes, Raise the Titanic » en 1980 avec Jason Robards - c'est l'une des partitions préférées des fans du compositeur car elle est caractéristique de son style mais elle demeure trop répétitive tout au long du film -, « Quelque part dans le temps », l'étonnant et détonnant « La guerre de Murphy » avec un excellent Peter O'Toole et notre regretté Philippe Noiret, le placide « Out of Africa » avec un accord curieusement raté dès le début du thème pricipal du film, un frottement malheureux et désagréable entre une note descendante de la mélodie et le mouvement harmonique montant comme quoi ça arrive même aux meilleurs, une faute d'inattention qui ne l'a pas empêché d'obtenir une nouvelle fois l'Oscar de la meilleure musique de film. Puis l’ultra célèbre « Danse avec les loups », une sublime musique envoûtante avec toujours à chaque fois un « Love theme » délicat et sensible tout à l’image du personnage, puissant et discret à la fois. Un nouvel exemple de ces qualités contradictoires mais complémentaires que possèdent les plus grands compositeurs de musiques de films. Avec John Barry, nos oreilles ont beaucoup de chance !
Pour écouter le générique de la série télé « Vivre libre », cliquez ici (site Coucoucircus)
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| État critique ? |  |  |
@ jeancliclac - Fotolia.com |
John Barry était l'invité du festival Musique et cinéma d'Auxerre en 2007, un festival consacré à la musique de film en France - ce qui demeure un exploit que tient à souligner les Mélodies Modernes -. À la direction d'un orchestre symphonique régional (tous les musiciens sont des professionnels), John Barry se démena comme un beau diable avec des gestes ronds et énergiques mais le résultat obtenu fut une nouvelle démonstration de l'incapacité des instrumentistes français à interpréter autre chose que de la musique classique ou contemporaine prétentieuse et souvent ennuyeuse. L'enseignement de la musique vivante dans sa diversité et sa richesse n'a donc toujours pas sa place dans le système éducatif spécialisé et culturel français où l'on rencontre beaucoup trop d'instrumentistes classiques sclérosés, complexés et timorés là où ils devraient posséder un son vrai, beau et généreux y compris pour toutes les formes du répertoire de la musique symphonique, infiniment riche et varié. Les instrumentistes pensaient-ils ce jour-là que la musique de film est une sous-musique pour auditeurs ignares ou avaient-ils le trac ? Il suffit de voir la tête peu inspirée des musiciens (et des nombreuses musiciennes) de l'orchestre en question pour se rendre compte à quel point ils n'étaient pas impliqués dans leur interprétation. Occupées à faire du genre, maniérées, les cordes ne chantaient pas, globalement l'orchestre jouait mollement de manière insipide. La caractéristique de la musique des James Bond repose sur trois notes (do miiiiiii do) ; jouées aux cors elles se sont transformées en cinq notes accentuées (do mi mi mi do) maladroitement pendant que le tambourin, visiblement mal à l'aise, jouait du bout des doigts de peur de couvrir tout l'orchestre, imaginez ça un peu ! Les amateurs des musiques de films de John Barry apprécieront. Voyez et écoutez la vidéo du concert... Au fait, n'y avait-il personne sur place à la répétition générale (s'il y en a eu une) pour demander aux musiciens de faire une liaison de rythme sur ces sacro cinq premières notes et pour leur dire de se lâcher un peu au niveau de l'interprétation ? La compétence technique de l'orchestre n'est pas en cause mais musicalement Mesdames et Messieurs les fonctionnaires, jouez donc avec vos tripes une fois dans votre vie bon sang de bonsoir ! Inexpérimentés et peu inspirés en matière de musiques de films, ces musiciens l'étaient sans doute. Mal formés et pas préparés certainement aussi. Absents, à coup sûr. Que voulez-vous, en de pareilles occasions, on ne peut donner que ce que l'on a, c'est à dire pas grand chose. Mais peut-être, en étant un brin fataliste, faudrait-il s'en contenter et savoir apprécier cette exquise... esquisse ? Pour entendre un extrait vidéo de l'interprétation pourtant présentée comme un grand moment musical dans une démarche qui reste tout à fait exceptionnelle donc louable, cliquez ici (infos Cinezik)
P.S. Les musiciens de l'Orchestre national des Hauts-de-Seine n'étaient pas ridicules comme l'ont été leurs collègues de l'Orchestre national de Lyon : ils viennent d'accompagner sur scène des cuisiniers solistes tapant sur leurs casseroles . Décidemment, pour un petit coup de pub, on n'hésite plus à faire les grands guignols (vu la ville, me diriez-vous ...). Quant au problème des orchestres français peu ou pas intéressés par la musique de film, il permet aux orchestres étrangers de récupérer le travail des compositeurs hexagonaux. Vive la décentralisation et la mise à mort du taureau dans l'arène ! |
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Jack NIETZSCHE, compositeur |
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DÉ-FI-NI-SSEZ la musique ! |  |
Jack Nietzsche était un compositeur très particulier. Né dans une famille d’origine allemande, le jeune musicien intégra dès le départ le mouvement hippie des années 60 et sa musique aura influencé l’expansion de la culture rock’n’folk (le garage rock par exemple, inspiré du rock anglais et précurseur du punk ou le surf né dans les environs de Los Angeles ; pour en savoir + sur les différents types de musique rock et pop., cliquez ici, infos Atmospheria). Avec ses amis new-yorkais il fréquente les lieux de rencontres des musiciens très populaires de la Beat generation (Neil Young, les Rolling stones…) ; Beatnik dans l’âme comme dans son look vestimentaire très tendance, Jack se lancera dans la production discographique avec son pote Phil Spector, un compositeur/preneur de son/producteur hors normes et inventeur du « mur du son » (voir ici Wikipedia). Son écriture pour le cinéma sera remarquable avec la musique du fameux film d'horreur « l’Exorciste » (1973) où sa maîtrise de la technique de l’orchestration pour le cinéma se fait sentir. Par l’utilisation d’un thème leitmotiv et de la musique atonale, Jack Nietzsche démontre sa capacité à retranscrire musicalement à l’écran un scénario très dur et pénible : il faut être fort pour saisir l’émotion dégagée par des images reposant sur l’obsession, l’angoisse, la peur, la folie….. Ceci est vrai pour l'excellent film « Starman », une fable écologiste et humaniste élaborée suite à l'envoi de la sonde Voyager II dans l'espace, engin porteur d'un message de bienvenue à l'intention des extraterrestres. Autre exemple d'une intensité dramatique rare, le non moins fameux « Vol au-dessus d’un nid de coucou » où la musique s’adapte parfaitement bien aux situations. |
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LA FLOWER GENERATION PEACE AND LOVE |  |
Dans ce film justement, le thème lent et indolent joué à la scie musicale évoque la perte de ses capacités intellectuelles, une manière d'illustrer musicalement la folie humaine en employant des intervalles importants (l'octave) dans la mélodie nébuleuse des sons liés, évaporeux et approximatifs de la scie qui tranche ainsi avec la dureté du scénario : quelle fameuse idée ! Suivra la période New age des années 80 où le musicien complet (compositeur, mélodiste, arrangeur, producteur) saura encore faire parler de lui. Il décèdera jeune en août 2000, à 63 ans seulement, fidèle à son image d’homme génial terriblement bon vivant et actif mais qui aura peut-être brûlé la vie par ses deux bouts.
Le récent film de Quentin Tarentino avec Kurt Russel « Boulevard de la mort, Gun house » (bande-annonce vidéo ici) sur les écrans depuis 2007 commence par une musique de Jack Nietzsche, un hommage aux films de série B des années 40 et 50 et à la présence du compositeur au début de notre période francophone yéyé.
Pour en savoir + sur Jack Nietzsche, cliquez ici (infos Wikipedia en anglais et en français) ou ici (infos Spectropop)
Pour en savoir + sur le chef-d'oeuvre « Vol au-dessus d'un nid de coucou », lisez l'article ci-dessous
D'autres films plus récents évoquent la folie d'un homme à la double personnalité : « Mr Brooks » de Bruce A. Evans (2007) avec Kevin Costner, Demi Moore, Dane Cook, William Hurt, Marg HelgenBerger dans le rôle de l'épouse et la jeune Danielle Panabaker dans celui de sa fille très compréhensive... Un assez bon film. Les européens et les français également savent décrire les tourments criminels des psychopathes, on se souviendra de « Harry, un ami qui vous veut du bien » (2000) de Dominik Moll avec Sergi Lopez (voir ici la critique d'Alix) ou « Le couperet » (2004) de Costa-Gavras avec José Garcia... Heureusement qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien avec du bon cinéma ! Dans le décevant film « Le roi de Californie » avec Michael Douglas en 2007, le compositeur David Robbins utilisé la même scie musicale entendue dans « Vol au-desssus d'un nid de coucou », une forme d'hommage prouvant que Jack Nietzsche avait vraiment trouvé l'instrument idéal pour évoquer la folie d'un homme ! |
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| « Miss Ratched !!! » |  | |
Vol au-dessus d'un nid de coucou. Ce film est un chef-d'oeuvre du 7e art. D'abord livre à scandale et à succès de Ken Kesey puis pièce de théâtre interprétée par Kirk Douglas, le film vit le jour grâce à la ténacité de son fils Michael et de Saul Zaentz. C’est que personne ne voulait de ce scénario, d’ailleurs, même la pièce de théâtre s’est arrêtée au bout de quelques semaines faute de spectateurs : interpréter la vie quotidienne de personnes malades prisonnières et maltraitées dans un univers clos n’était pas vraiment apprécié par le public américain ! Pourtant, farouchement déterminés et certains de leur choix, le réalisateur Milos Forman et ses compères ont dressé la liste des acteurs qu'ils voulaient embaucher en sollicitant ceux qui étaient enthousiastes et non les stars qui faisaient la fine bouche, ce qui démontre la force de la conviction et de la foi en une entreprise que beaucoup pensait dès le départ morte-née. Jack Nicholson par exemple, partant à cent pour cent, n'était pas encore connu et avantage ultime de sa candidature, il ne coûterait pas cher à une production qui n'avait pas d'argent... Étape par étape, après l’adaptation du livre et l'élaboration du scénario, les repérages des lieux de tournage dans un véritable asile et les journées de répétition « en immersion » parmi les fous, chaque acteur est rentré dans la peau de son personnage en vivant coupé du monde extérieur. Leurs gueules et leurs jeux démontrent ici toute la beauté du métier d’acteur : nous faire partager d’énormes moments de vérité. Milos Forman le tchèque, dix années après avoir été contacté par les Douglas, entra dans la Mecque d’Hollywood par la grande porte avec son film aux 5 Oscars. L’ambiance rétrograde d’enfermement et de privation de liberté, les brimades et la censure, il connaissait cela dans son pays… Il n’eût donc aucune difficulté à « coller » parfaitement au livre. Ainsi il venait en 1975 de faire aboutir l’un des meilleurs films jamais réalisés depuis l'avènement du cinéma. Comme quoi un petit budget avec une équipe du tonnerre vaut parfois mieux qu’un grand budget avec des vedettes inconsistantes ; une démarche similaire aura engendré bon nombre de succès, « Rocky » par exemple, des films sublimés par le doublage en français avec des voix encore plus adaptées que les voix de naissance des acteurs. Comme la musique de Jack Nitzsche est superbe, à tous et à toutes, chapeau bas et un millier de fois merci les Artistes ! |
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Charlton HESTON et Edward G. ROBINSON | | |
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Un film de référence ! | | |
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Jack NICHOLSON dans Vol au-dessus d'un nid de coucou | | |
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John WAYNE l'éternel |  |
Quelques années auparavant, ce fut Andrew Mac Laglen qui filma John Wayne dans « Chisum », un de ses formidables westerns à la musique superbe de Dominic Frontiere (voir ici), l'une des productions hollywoodienne où le Bon triomphait toujours malgré une violence légitimée dans la plus pure tradition du brave mâle/macho qui assure la défense de ses intérêts et assume la protection de la veuve et de l’orphelin. Avons-nous évolués depuis ? La réalité dépasse la fiction. Les infos nous montrent que l’on tabasse gratuitement dans certains collèges de France, un enfant vient de mourir sous les coups portés par ses agresseurs. La drogue circule facilement, des viols se déroulent dans les toilettes sous l’objectif des portables, ces mêmes engins qui sonnent à chaque seconde dans les salles de cours sans intervention de l’enseignant résigné voire désabusé, en tout cas sans autorité parce qu’il est totalement débordé par une violence qui s’affiche partout y compris chez les enfants. Sans parler de certains parents d'élèves surexcités prêts à cogner l'enseignant(e) pour un oui ou un non. Évidemment, les psys (les vrais et les autres), les assistantes sociales, les politiques, les journalistes et les amis du café de commerce trouveront toutes sortes d’explications pour tâcher de justifier ou du moins essayer de comprendre cet état de violence : enfance malheureuse du bourreau qui devient victime, provocation de la victime qui devient coupable… Sachons pourtant qu’il ne faut pas philosopher dans un cas avéré de méchanceté cruelle et gratuite. Il nous faut bien admettre qu’il existe des gens fondamentalement méchants nés avec la haine de l’autre ou singulièrement malades et on ne pourra pas faire face à leurs agissements aggressifs seulement avec des pensées, des mots ou des bonnes intentions. Faut-il combattre la violence par la violence ? Qu’en pensez-vous ? Et surtout qu’en penserait maintenant cet enfant de onze ans, roué de coups dans son collège en France en décembre 2006 et qui ne demandait qu’à vivre heureux ? |
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Jaquette du DVD Collector Warner Bros | | |
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Sur les 3 photos : Louise Fletcher, Christopher Lloyd (qui deviendra 10 ans plus tard Doc dans Retour vers le futur) et Will Sampson... | | |
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... Et Jack Nicholson. | | |
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| La folie : de quoi parle t-on exactement ? |  |
@ Jaak Kadak - Fotolia.com |  |
Les grands syndromes de la psychopathologie sont :
- l’agoraphobie : peur de la foule, du vide…
- la dépression : humeur dépressive, diminution de la force vitale, perte d’élan et de tonicité…
- la névrose hystérique : hyper expression des idées et des images, mythomanes…
- la névrose phobique : peur irraisonnée et angoisses
- la paranoïa : sur un vécu de persécution, hallucinations, délires de la persécution et passionnels, de jalousie morbide, de revendication ; érotomaniaques… Capacité à élaborer des raisonnements brillants mais totalement faux sur une base pourtant juste
- la schizophrénie : désorganisation de la pensée, délires, autisme, troubles du langage et affectifs, répétition des mêmes idées, ambivalence des sentiments (l’amour et la haine à la fois)
- le suicide et la tentative
- le trouble obsessionnel et compulsif : idées et pensées intrusives (qui envahissent l’esprit contre sa volonté), obssessions, les Toc, l’excitation, l’exaltation, l’agitation, les signes somatiques…
Il est préférable de vous orienter sur un site spécialisé d’où sont extraites ces informations : Psychoweb (cliquez ici) |
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